dimanche 28 décembre 2008

De ma semaine des fêtes

Bon, cela fait un bout que je ne vous ais entretenu sur mon blog, mais la semaine a été plus que chargée. 5 soirée en 8 jours, j'ai pas trop eu le temps d'écrire et en plus j'ai commencé à donner mes examens. Donc, 23 décembre petite soirée organisée par le département. Les photos sont sur Facebook d'ailleurs. On nous sert de la bouffe à n'en plus finir, et du vin chinois qui avait au moins la décence de nous réchauffer le sang. En y goûtant, je pensais qu'il était bouchonné, mais non, il était juste pas buvable. Mais après la première coupe la serveuse a ajouté une tranche de citron, oui oui du citron, dans nos coupes. Je me suis dit que la France devait trembler à ce moment pour ce blasphème à l'égard de leur breuvage national. Curieusement, le goût infecte de vinaigre à soudainement disparu, transformation chimique bizarre.

24 décembre, on veille entre professeurs et étudiants étrangers. Petite échange de cadeaux, où l'anonymat du donneur a donné de bonnes blagues pour l'année. J'ai acheté un zippo pour le plus grand fumeur de 22 ans de la planète. Il a adoré, sauf que les répliques chinoises sont un peu plates. La mèche a brulé en trois cigarettes. Il a fallu que j'en trouve une autre, une vraie de qualité. Moi, j'ai reçu un coke. Oui, un gobelet format moyen que vous pouvez obtenir qu'en vous demandez un coke en fontaine. Mais c'est en fait......un téléphone! Vraiment drôle comme truc.

26 décembre. C'est la fête a Yi Ping, le jap. On a une salle privée dans un hôtel uber-chic. Au menu, de la bouffe japonaise et coréenne. On a une table ronde de malade, du Baijo, alcool a 60%, de la bière à 3.25% et une liqueur coréenne qui contient 20% d'alcool et est fait à base de bamboo. Cette dernière est un peu sucrée, mais, à mon avis, la meilleure du lot. La table a un espace dans le milieu qui laisse passer les deux cuisiniers qui s'occupent de notre repas parce que cet espace contient une plaque chauffante pour cuire les viandes et autres aliments. Ensuite, les 28 serveuses(ok, il y en avait pas 28 mais au moins une dizaine pour 25 personnes) prennent la viande ou l'aliment et viennent les déposer dans les différentes sauces que l'on a devant nous. Nous en avons une dizaine chacun et les serveuses savent déjà quelles saveurs s'agencent mieux avec les sauces. On prend soin de commencer avec du poisson et des aliments doux pour ensuite nous apporter des mets plus épicés. Cette expérience culinaire a tout simplement été inoubliable. Vraiment un traitement royale et un éventail de saveur à faire rougir les français. Je ne sais pas vraiment le prix de cette soirée, mais je pense que c'est autour de 2000 yuans. Fantastique. J'avais oublié mon appareil photo, mais comme je ne suis pas le seul qui en apporte je vais demandé à certaines personnes, spécialement une, de me fournir les souvenirs de cette soirée mémorable.

Je vous laisse là-dessus et pense à vous en ce temps de réjouissance et de festivité.
Bonne année grand nez!

mercredi 24 décembre 2008

Souhaits de Noël



Je voudrais mentionner que ce n'est pas une remise de prix et que j'ai oublié ben du monde. Ne soyez pas piquer par mes oublis, je ne voulais pas que le message soit trop long.

dimanche 21 décembre 2008

De la boisson

Pour ceux qui se demandent si c'est toujours la fête ici, ben non. Mais je suis vraiment rendu avec des attentes de fonctionnaires. C'est-à-dire que j'anticipe vivement la fin de semaine comme une plage libre de faire ce qui me plaît, et avoir assez d'énergie pour le faire. Assez différent du resto où ma première journée de congé était pratiquement toujours destinée à recharger mes batteries à plat en me traînant de ma chaise d'ordi à la cuisine presque le jour entier. Assez plate, mais nécessaire quand le paquebot Holder prend sa vitesse de croisière qui fait compétition à la celle de la lumière. Ainsi, quand vendredi arrive c'est l'alcool et les plaisirs pas cher. Je n'ai pas dit "petits plaisirs" parce que c'est de grand plaisir au prix chinois, en sous-titre massage et sauna après la bière. Sauf que je me saoûl assez rarement ici. La bière est 10 à 15 yuans dans les bars, 2,25 au supermarché, donc vraiment pas cher. Cependant, c'est de la marde chimique commerciale à me donner des ulcères d'estomac. J'ai de la difficulté à en boire 4. Ma langue gonfle comme si je me déshydratais aussi vite que je prends mes gorgées. Elle devient pâteuse et je renonce à continuer. N'oubliez pas chers lecteurs fidèles que le bière contient rarement plus de 3% d'alcool. Je suis donc très souvent en plein contrôle de mes capacités motrices et intellectuelles. Ce qui est bizarre, c'est que mes lendemains de veille sont tout simplement insupportables. Mon corps est aussi sec qu'un vieux pruneau, ce qui, du coup, me réveille très tôt. La bonne nouvelle, c'est qu'avec un grand verre d'eau et un bon thé chaud, la journée n'en est pas affecté. Pour remédier à cette abstinence forcée, j'ai commencé à me commander des gins tonics. 40 yuans pour un double. Le vin étant inbuvable, non ok, le vin n'est pas mauvais, mais ce n'est pas du vin, c'est du porto. Va savoir pourquoi les chinois ont décidé de sucrer un peu leur vin ou ont choisi un mode de fermentation qui les rend surette et non pas corpulent. Un cabernet-sauvignon chinois, c'est à des lieux de tous ce que je peux connaître sur le nouveau ou le vieux-continent.

Pour ce qui est du temps des fêtes, ici ce n'est pas le temps des fêtes, mais cette semaine est assez chargée. Je commence les examens pour mes étudiants en anglais, et j'ai 4 fêtes cette semaine. Une par le département pour Noël. Une pour Noël. Une vendredi pour la fête au jap. Et une pour le solstice d'hiver, donc aujourd'hui dimanche soir. Comment fête-on le solstice d'hiver? En faisant des dumplings! Yep, mes étudiants de français m'avaient convier à cette soirée où on fabrique nous-mêmes notre repas. Et comme mes classes de français sont presqu'exclusivement constituer de la gente féminine, j'ai fait un Terry Cochran de moi et j'ai accepté. Ben non, il y avait aussi des garçons. Mais comme j'étais accompagné d'une jolie demoiselle, je vais probablement faire jaser l'école au grand complet pour la semaine. Donc, j'ai fait mes premiers dumplings à vie. Pas le gros char, mais quand même meilleur que ceux que les stands de la cafétéria offrent. Je ne suis pas un grand admirateur de ce plat. Peut-être faut-il que je goûte à une meilleur farce ? En tout cas, j'avais oublier mon appareil photo, mais comme beaucoup d'étudiantes en avaient, je vais les retracer et vous les afficher sur ce blog et sur facebook.

Pour finir, message à mes parents, j'ai déjà enregistrer une vidéo pour le jour de Noël. Vous pourrez la regarder, sur ce blog, à partir de 23h le 24 décembre. Prenez note! Mes amis sont aussi convié à la regarder puisque je vais aussi vous souhaiter un Joyeux Noël.

mercredi 17 décembre 2008

De Noël

C'est le temps des fêtes, il faut que je parle de Noël. La Chine a commencé à adopter cette date si cher à nous. Mais c'est pour le show, pour donner l'impression qu'ils sont au courant des traditions de l'Ouest. Ainsi, notre marché est envahi de décoration, avec des sapins de Noël, des pères Noël et des chansons de Noël. En plus, les employés portent une tuque de lutin rouge. Je trouve ça presque dégradant puisque moi-même n'en porterais jamais une pour travailler. Pourtant, l'habit ne fait pas le moine. L'ambiance est absente de toutes ses décorations. Je calcule qu'on est moins d'une vingtaine d'occidentaux dans toute la ville. Alors je questionne la pertinence de toute cette mascarade, quand 99.99999999 pour cent de la population de la ville s'en fout. En plus, personne n'a congé. Nous, les profs et autres étudiants étrangers, allons faire un échange de cadeaux et veiller le soir du 24. En plus, grosse soirée pour le vendredi 26, c'est la fête à Yi Ping, le japonais. On va manger au restaurant le mieux côté en ville et boire toute la nuit. On m'avait invité à faire un speech pour le 26 sur un sujet de mon choix. J'ai carrément refusé sur la base que je suis en période d'examen et que j'ai fait des plans pour célébrer Noël ce jour-là. En plus, il n'y a rien dans mon contrat qui stipule que je dois faire ce genre de truc, qui demande de la préparation. J'espère ne pas trop les avoir froissé, mais en même temps c'est un peu sournois de leur part de ne pas le dire. Et puis, arrivé en Chine, Hop! Tu dois le faire.

Vous me manquez tous déjà et j'aimerais être à vos côtés pour le temps des fêtes pour boire une bonne bière. Car ici, je ne bois plus beaucoup. Mais ceci sera ma prochaine entrée. À plus.

dimanche 14 décembre 2008

Une vidéo vaut mille mots

Un petite vidéo en passant sur le thème de ma chambre. Pas très passionnant, mais pour ceux et celles qui manquent ma voix : voilà!

vendredi 12 décembre 2008

De la température ou presque

Demande spéciale de ma mère, aujourd'hui je vous entretiens sur la température. Pour commencer, il faut dire que quand il fait beau, je me réjouis toujours. Le plein soleil et le ciel bleu m'enchantent comme un enfant de 5 ans. Or, on m'a fait la remarque plus d'une fois, les chinois trouvent que je parle beaucoup de la température, surtout quand il fait beau. Euh, oui, quelle belle journée est un phrase que j'aime dire. Il ne trouve pas ça bizarre, mais eux n'en parle pas autant. Cependant, j'ai trouvé leur "small talk" ou leur obsession dans les conversations : c'est la bouffe. Oh oui, les asiatiques en général sont à la bouffe, ce que les nord-américains sont à la température. Les adjectifs pullulent au fil des conversations et mes standards ne sont probablement pas assez élevés pour en parler. Je ne suis pas très difficile, et, souvent, un rien me satisfait. Il est vrai que je n'ai pas encore vu beaucoup de plats typiquement chinois. Ce qui me manque, c'est un peu de référence dans le milieu culinaire. Il ne faut pas oublier les différentes cuisines, qui varie selon les provinces. J'espère un jour ne plus être un aussi piètre juge.

Sinon, vous voulez savoir s'il fait beau? Pas si pire, entre 7 et 14 en ce moment. J'ai pas de manteau d'hiver, mais un chandail à manches longues et un foulard suffit amplement. On m'a dit que le plus bas sera -10, mais ce ne sera que quelques jours. En plus, il n'y a pas de printemps ou d'automne ici. La première semaine que je suis arrivée, je me suis promener en t-shirt. La deuxième semaine, il faisait un peu plus froid. On oscillait avec des températures d'automne, mais avec un vent chaud. C'est la première fois que je fais l'expérience d'un vent qui passe au travers des vêtements pour me réchauffer. C'est pas mauvais. Ensuite, on a eu deux semaines plus froide qu'en ce moment, en dessous de 0. Mais sinon, il fait près de 5 la nuit et le jour c'est confortable. Sur ce, je vais manger.

Bon samedi tout le monde.

mercredi 10 décembre 2008

De l'école asiatique

Le temps est venu de me défouler un peu sur mes étudiants. Mais avant une brève digression sur l'histoire de l'éducation en Asie. Partout, en Asie, Corée, Japon et Chine, le système d'éducation tient les mêmes balises. C'est-à-dire que l'université n'est pas la période la plus obligeante et la plus stressante dans la vie d'un étudiant. Or, l'école primaire ressemble beaucoup à la nôtre, peut-être un peu plus dur, mais c'est le secondaire qui tue tout semblant de vie et d'adolescence asiatique. Durant cette période, les jeunes ont des cours du matin au soir, il étudie comme des machines et on les gavent de connaissances à apprendre par coeur, plus souvent qu'autrement. Ainsi après six années de souffrances, ils passent un ultime test pour décider de leur avenir entier. Ce test fait trembler tout étudiant qui veut accéder à aux meilleures universités. Car gare à celui qui manque d'ascétisme, il sera recalé dans une université avec de moindre moyen. Le mois de juillet a été surnommé le Black July, par les étudiants, dû au stress énorme subit durant cette période.

L'arrivée à l'université, partout en Asie, laisse sous-entendre un seul mot : vie. Oui, ils peuvent enfin en avoir une. L'université est beaucoup moins obligeante que les six années à accumuler le savoir, tel un gargantua qui n'a plus faim continuant de manger parce que la table est mise. Donc, les liens fraternels sont solidifiés et les plaisirs de la chair explorées, même s'il manquent 100 millions de femmes chinoises. En plus en Chine, plus tu es bollé, c'est-à-dire avant de rentrée à l'université, moins tu paies de frais de scolarité. Deux avantages, meilleures université et frais réduit de scolarité. C'est à des lunes du système américain qui impose des tarifs ridicules aux étudiants et dont seuls les plus riches peuvent bénéficier.

Ce que j'en pense? Je crois que c'est un bon système pour un pays avec 1.3 milliards de personnes. Je suis pas sûr si ça marcherait bien au Québec par contre. Il y a une chose que je nuancerais tout de même : la pression sur les étudiants du secondaire. Je suis pour une meilleur éducation au secondaire, je trouve qu'elle n'est pas très créative, pertinente ou engageante. Cependant, je n'irais jamais à cette étape incompréhensible de tuer un partie de la vie de quelqu'un pour son futur. Je trouve ça exagéré et je suis sûr que cela crée des blessures permanentes dans l'éducation des adolescents qui, je ne sais comment, se répercuteront dans leur vie d'adulte.

Or, pourquoi cette entrée? C'est tellement sans soucis un étudiant d'université que j'ai dû jouer au papa pendant ces deux dernières semaines. J'ai passé un exercice de 4 pages, et on n'en a fait que deux. Après la cloche, je dis : "We'll pick this up next week!". J'arrive la semaine d'après. Trois étudiants sur vingt les ont ramenés, et ce dans mes 5 classes. La surprise sur mon visage était probablement "priceless" comme disent les américains. Vraiment, je leur ais fait un petit speech sur le déroulement normale d'un cours. Tu prends des notes à chaque cours et tu ramènes tes notes à chaque cours, avec les feuilles que je passe. Je décide donc de les punir en leur faisant écrire un cours texte sur un sujet particulier. J'attends. Dans une de mes classes, il y a un jeune homme qui n'écrit rien. Déjà que je suis un peu pomper par ce manque flagrant de responsabilité, je m'approche de lui et lui demande la raison de son inactivité : J'ai oublié mon crayon. Oui, vous avez bien lu. Un étudiant universitaire de 22 ans m'a dit qu'il n'avait pas amené de crayon en classe aujourd'hui. J'ai fait ce que tout bon prof abasourdi ferait en ces cas-là. J'ai regarder derrière moi, sur les côtés, derrière la classe pour essayer de trouver la caméra. Parce que franchement je croyais à la blague. Je lui ais demandé s'il blaguait. Non. La face que j'ai faite l'a convaincu de demander autour de lui un crayon parce qu'il a commencé à écrire très vite. C'était ça ou il supportait mon regard, qui, ma foi, me vient directement de mon père.

Bon j'ai fini de chialer. Ça fait du bien quand même.

lundi 8 décembre 2008

De mon régime alimentaire

Ici, la bouffe est tellement pas cher et facile d'accès, c'est ridicule. Il y a 4 cafétéria qui servent la population étudiante en entier puisque qu'il n'y a aucune cuisine dans les dortoirs. En fait, il n'y a même pas de salle de bain dans les chambres et très peu d'intimité parce qu'il au moins trois étudiants par chambre. Donc, tous ce beau monde se dirige vers la cafétéria de son choix et achète un repas entre 3 et 16 yuans trois fois par jours. Ils ne consomment que rarement des trucs entre les repas, et surtout pas des friandises sucrées ou des pâtisseries. Tout est toujours une peu salé, même si c'est sucré. Le résultat est, plus souvent qu'autrement, assez plate pour les papilles.

J'ai recommencé à m'entraîner. De la course 4 fois par semaine 25-30 minutes. Juste pour être sûr que j'accumule pas de gras, grâce à mon bon appétit. Je mange à la cafétéria pour souper, et quelques fois au dîner. Mais la plupart du temps, je me fais un petit déjeuner et un petit dîner un peu tardif. La bouffe est assez savoureuse, mais la viande n'est pas l'adage des chinois. Plus le restaurant est poche, plus la viande est poche. C'est-à-dire qu'en fait, il n'y a pas de coupe de viande. Tout est émincé, porc, boeuf, agneau, etc, comme en fondu chinoise, pour ensuite souvent finir en Stir fry dans un wok. Aussi, une spécialité des chinois est la cuisson dans l'huile pour préserver les saveurs. Cette méthode donne de très bon résultat. Le hic, c'est que le boucher fait pas un travail d'enfer. Or, on se retrouve souvent avec des morceaux d'os et des bouts de cartilage, au lieu d'avoir de la chair. Le poisson semble aussi suivre cette voie puisqu'il est rare d'enlever les arêtes avant, pendant ou après la cuisson. Par contre, se chair reste souvent entière. Pas très plaisant pour la bouche et recraché des trucs semble une épreuve presque insurmontable à chaque fois. Le chinois moyen n'a aucun problème avec ça et prend la table entière comme poubelle de circonstance. Je dois dire que je trouve ça un peu dégeux.

J'ai réglé ce problème assez vite en consommant du tofu comme protéine et j'y ajoute quelques fois des oeufs. Je me choisis une panoplie de légumes et le chef, à partir des items, décide de la saveur qu'il va imposer. On te donne un bol de riz et le tour est jouer. C'est rarement mauvais, j'en suis content d'ailleurs. Je me rends compte que je suis pratiquement végétarien, sans vraiment y faire attention.

Petite note en passant. La croyance que le riz est chinois autant que les baguettes est faux. Le sud de la Chine en est plus friant, tandis que le nord(Beijing) semble plus enclin au millet et autres céréales. Les nouilles sont beaucoup plus répandu dans le nord parce qu'il fait plus froid, et donc plus important de manger chaud. LE sud mange beaucoup plus épicé que le reste de la Chine.

Bon appétit!

Donc, ici on a les Stan boys(Tadjikistan, Kazhastan, Kirgikistan, et autres stan) qui de droite vers la gauche avec Sun Woo, chandail blanc, et mon tuteur Jack au bout.


vendredi 5 décembre 2008

Du KTV

Bon, une soirée des plus bizarres que j'ai jamais vécu. Ah! les américains et cette urgence de boire comme-ci l'eau allait manqué. Pour commencer, il faut vous mettre en contexte. Vendredi soir, la semaine est finie, on va dans notre "local hang out" pub au centre-ville. Toujours la même gang de profs : deux irlandais de 22 ans, deux américains, un de 29 et un de 22, deux coréens, un chinois, qui enseigne le coréen ici, un japonais de 27, une chinoise de 22, étudiante. En plus s'ajoute 3 chinois de la classe de Ming Wei, le chinois qui enseigne le coréen. On arrive là vers 21h45, et il y a déjà chinois qui commencent à être chaud. Or, les chinois parlent fort, souvent trop fort, et quand ils sont en boisson, c'est pire. Bref, il y en a un qui insulte Ming Wei et lui ne fait rien sauf être en colère. Moi je dis : On s'en fout il est complètement saoul. Mais la mentalité chinoise diffère là-dessus puisqu'il ne fait rien du tout et fulmine, fulmine, fulmine. Exactement comme un enfant de 6 ans. Je ne comprends strictement rien à cette approche du problème, mais quand le dit enculé cracheur de bêtises s'en va, tout le monde est content.

Or, pendant ce temps les américains s'achètent une bouteille de Wisky et s'en donnent à coeur joie avec des foutus malades mentaux chinois qui nous disent " You are beautiful!!" Pas mal les seuls mots d'anglais qu'ils savent. Étant assis en groupe, je subis aussi le même sort, salive en prime, puisque, comme je l'ai déjà mentionné, les chinois aiment crier. Le plus vieux tolère l'alcool mais pas le plus jeune qui, lui, s'endort sur son banc à la fin de la soirée grâce à une superbe saturation d'alcool. Deuxième fois en autant d'occasion, je parle de mes occasions, qu'il s'endort dans le bar.

Je pensais bien aller me coucher, un peu de fatigue et d'alcool m'avait rendu un peu amorphe. Mais non, on va à KTV! Du karaoke. Pas du petit karaoke, nord-américain. Non, une salle avec une grande banquette un rétroprojecteur qui fait un écran d'au moins 48 pouces et deux micros. On traîne schtroumf dormeur avec nous, il a un regain d'énergie et commence à serrer tout le monde dans ses bras. Il passe out sur la banquette et j'en profite pour lui dessiner sur la figure. Il n'y pas beaucoup de chanson en anglais et comme mon chinois écrit et parlé ne sont pas à la hauteur, je ne chante pas beaucoup.

Durant la soirée, le plus vieux des américains m'explique la culture américaine du bing drinking probablement parce que c'est tellement pas légal de boire avant 21 ans, qu'à chaque fois qu'ils boivent, c'est une recommencement des années d'interdictions. Je comprends. Ce que je comprends moins, c'est comment tu peux pas changer après X nombres d'années? Bizarre.

On sort du KTV vers 4h45 et je me couche vers les 5h. Eurk! Ma bouche goûte le cendrier, même si je ne fume pas, et mon manque de sommeil m'embrouille les idées. Vous devez vous dire, mais il y a pas grand chose de bizarre dans cette nouvelle entrée. Vous avez raison. Mais en l'écrivant, je me suis dit que certaines choses devaient rester ici. D'autant, plus que je vous dis trois gars saoul, dont un salement avancer, 2 filles seulement, dont une pas disponible, ça aurait pu tourner au vinaigre. J'ai seulement été témoin d'actes tellement gratuits et dégradants qu'au vif du moment, je me suis demandé si je rêvais. Une chance que je cherche pas la bagarre parce que ces actes tellement gratuits qu'ils viennent me chercher au plus profond de mes entrailles. Personne va s'en rappeler aujourd'hui alors je passe l'éponge, mais ouf! Il y a des soirées plus dures que d'autres.

PS: J'ai mis un album photo sur facebook si vous voulez vous gâtez. Et non, il n'y a pas de Coréenne qui y figure. Je n'ai reçu que très peu de nouvelles de vous. J'en suis un peu déçu d'ailleurs. Pas de gâteries!

mercredi 3 décembre 2008

De la langue

Étant un pays immense, le sud de la Chine n'a pas les mêmes problèmes que le nord. Même que certaines provinces n'ont pas le même langage. On parle mandarin, mais on peut aussi parler cantonnais. Or, si le mandarin compte seulement 5 tons, le cantonnais en compte 7. Moi qui commençais à trouver que les cinq tons faisait du sens, 7 est un chiffre beaucoup trop ridicule pour que j'y prête attention. Bordel. En plus, selon les linguistes ce n'est pas le chinois ou le cantonnais qui serait la langue la plus dur à apprendre. Ce serait le hongrois, avec ses 38 phonèmes. Cristie de malade mental ces gens-là. Anyway, je commence à trouver le chinois plus clair. Le gros problème du chinois, c'est que l'on doit apprendre le pinyin et après les caractères. C'est le même problème pour tout le monde puisque le caractère ne dit rien sur la prononciation. En passant, le pinyin est la conversion avec un alphabet occidental des mots chinois, pas toujours évident, mais toutefois très utile. Même les chinois apprennent le pinyin pour mieux apprendre les langue occidentales. C'est problématique, si on prend le Coréen, c'est un alphabet! On voit les caractères et on peut savoir le prononcer. Petite parenthèse. Donc, deux choses le mot et le pinyin. Le mémoire en prend un coup. Après, il faut faire des phrases! C'est quand tu composes des phrases que tu t'aperçois qu'il y a une raison pour il parle en omettant beaucoup de mot. Le chinois a très peu de mot pour construire des phrases. Pas de le, la, les, mon, ma, mes, pas d'article, pas grand chose en fait, rien d'emcombrant. C'est génial! Surtout qu'on conjugue aucun verbe. Il faut juste repérer le verbe est répondre avec. Trop facile. Il n'y a pas de oui et de non en chinois. Bizarre? Pas temps que ça. Il y a "dui" qui veut dire "right", mais sinon on répond avec le verbe. Si c'est non, on répond avec le verbe et "bu" avant. Pas trop compliqué. Le problème vient beaucoup plus dans la langue écrite. Ponctuation et espacement inexistante. Aucune indication si le caractère veut dire quelque chose ou c'est le nom d'une personne. Ça, c'est agaçant. Un nom très répandu en Chine : Wang. Qui veut aussi dire roi. Il faut le spotter dans la phrase. Pas très facile. Mais sinon, je commence à comprendre des conversations, à savoir de quoi on parle, mais je suis incapable de répondre. Ça va venir. Il faut dire que je suis le seul que étudie le chinois dans les profs. J'ai pas grand chose pour meubler mes journées et je fais au moins 2 heures par jour sauf le mercredi parce que je suis trop occupé. J'aime vraiment ça parce que c'est à mille lieue d'un langage avec un alphabet. Je nage en plein désert.

Sinon, je commence ce soir à regarder mes destinations possibles pour mes vacances entre les sessions. Je finis à la mi-janvier et recommence 5 semaines plus tard. Elle est pas belle la vie? C'est sûr que je vais visiter la Chine. Je pensais dériver vers le sud. J'ai emprunter le lonely planet guide d'un prof, je regarde ça ce soir.

lundi 1 décembre 2008

Du football et de la cigarette

Samedi, j'ai joué au football, ce que l'on appelle soccer, avec les expats de la place. On n'était pas beaucoup, mais on a décidé de jouer au nouveau terrain, l'ancien étant maintenant un désert de sable et de terre battue qui ressemble à la Mongolie qu'une aire de jeu. On se présente, on s'étire, on flash comme d'habitude. Cette fois-ci, ceux que j'ai baptisé les "Stan boys" nous accompagnent. Ils adorent leur nouveau surnom que je leur ai donner. C'est un bande de jeune qui viennent du Tadjikistan, Kazhakstan, Ouzbékistan, etc. Très drôle de personnages. On trouve une autre équipe de chinois qui veut jouer. Pas de problème, 10 contre 10. Le problème avec les chinois, c'est qu'ils n'ont que très peu de notion pour demander des permissions ou de faire la queue. On commence à jouer. Ça prend pas 15 minutes qu'on commencent à se faire massacrer : on ne touche jamais au ballon, toujours un adversaire sur nous, impossible de dégager. Bref, on est pourri! Mais attendez... Je me doute de quelque chose. Je compte les joueurs. Ils sont maintenant 12. J'arrête le jeu, fait comprendre que les règles sont faites pour avoir du plaisir et non pas pour faire chier. On recommence. 20 minutes s'écoulent. La même estie d'affaire arrive! Ils sont maintenant 13. Le pire, c'est qu'on réussi quand même à compter des buts. Je crie pour qu'on arrête le jeu, personne n'arrête. Il a presque fallu que je met en échec le porteur du ballon tellement ils comprennent rien. Trop de joueur encore. Le monde rentre dans le stade, nous voit, décide qu'il veulent jouer et entre sur le terrain. AH! ben oui tiens, il manquait justement un joueur. Personne ne demande de permission, on embarque, prêt pas prêt j'y vais. Je fais un superbe blague que seul moi comprend : On joue au football ici, on est pas entrain de coloniser le Tibet!

Enfin. Sinon, les chinois sont super show-off dans les sports. Que ce soit au basket ou au football. Ils mangent la balle pour montrer les deux moves qu'ils ont travaillé. Et quand ils ne fonctionnent pas, ils n'ont rien d'autre. Même qu'au football, il y en avait un qui a fait plein de fintes, de moves et trucs pour impressionner, mais un petit centre aérien l'a fait courber comme une fillette. Vraiment, les chinois sont bon seulement quand ils ont le ballon dans les pieds.

En passant, je me suis trompé. Les paquets de cigarettes commencent à 2 yuans et vont jusqu'à 80. Dérisoire.

Pour les photos. Ce sont les terrains de basket-ball. Et l'autre montre le développement du campus. Vous pouvez compter 4 grues. C'est juste sur le campus, je vous épargne le centre-ville.


dimanche 30 novembre 2008

Mémo

Juste un petit billet pour vous dire que je ne dirais rien. Certains attendent peut-être de savoir ce qui se passe avec ma cher petite Coréenne ? J'ai des développement. MAIS! Je ne dirais rien avant d'avoir reçu assez de nouvelles du nouveau contient. J'ai jamais demandé de me bombarder de commentaire à chaque entrée, seulement quelques nouvelles pertinentes ou non sur vous! À vos clavier bande d'endormis.

vendredi 28 novembre 2008

Des trucs bizarres

Je suis de l'autre côté de la planète et forcément, il y a des trucs qui manquent ici, ou des affaires un peu bizarres. Première info que je reçois d'un autre prof : le déo est persona non grata ici. Enfin presque. Le déo est plus cher ici qu'en Amérique du nord. Vraiment au Pays du tout est cheap, LA seule chose introuvable, sinon trois fois le prix normal au Québec, c'est cet item. En plus, j'ai pas encore rencontré un chinois qui sent du tsou de bras, même après une partie de soccer ou de basket-ball.

J'ai décidé d'essayer de commencer à me faire à manger. Pour l'instant, c'est pas le plus gros succès de l'histoire, mais il faut quand même que j'aille chercher un peu d'aide. Je sais pas exactement ce que j'achète. J'y vais un peu au pif. C'est pas si mal, mais même si le prix d'un repas à la cafétéria est dérisoire, c'est encore moins cher si tu achètes tes trucs toi-même. C'est pas vraiment pour ça que je fais, mais j'aimerais bien pouvoir dire que je sais faire quelques "dishs" chinoises à la fin de cette année. En plus, j'ai pas toujours le goût de sortir de chez nous pour me nourrir.

Superbe découverte cette semaine : les chinois font du bon pain! Vraiment, ils ont un espèce de petit pain frais et humide, les chinois aiment mieux leur pain salé et cuit mais c'est une autre texture. Cette découverte m'enchante au plus haut point et agrémente mon riz. Je peux en acheter pour le manger pour déjeuner, même si j'ai pas de garniture, genre confiture, à mettre encore dessus.

Dernière chose très très cocasse. Les chinois boivent leur eau chaude, jamais froide. Je dois dire que je m'y suis fais assez vite à cette habitude. Surtout que je bois du thé tous les jours. Il est assez bon le thé ici, frais et en multitude saveurs. Oubliez les sachets. En plus, il y a plusieurs manière de faire du thé. Le rituel en est très agréable à regarder. Sinon, la grosse question sur l'eau est vraiment : Vous buvez de l'eau froide ? Est-ce que c'est bon pour la santé ? Ce qui m'a rendu un peu perplexe la première fois qu'on me l'a posé. Euh, oui, de l'eau c'est de l'eau. Un prof m'a dit que c'est sûrement une des propagandes du parti parce que l'eau du robinet ici se résume en un mot : toxique. J'exagère un peu, mais il absolument faut la faire bouillir avant de la boire. Elle assez bonne pour faire de la soupe. L'école nous fourni un truc avec une bouteille 4 litres justement pour pas qu'on tombe malade à cause de l'eau. Ma bouteille est fini, j'appelle un monsieur : Wo yao shui. er shi yi haolou er san san. Il arrive à mon appart souvent en un temps record, m'installe ma nouvelle bouteille et pars. Le coût? 4 yuans! Vraiment, je sens un peu que le monde est exploité ici, mais que faire. Ici, à Jiaozuo, il n'y a pas beaucoup de pauvreté, ce sont les agriculteurs qui sont les moins riche.

Sur la photo : mon tuteur Jack!

mercredi 26 novembre 2008

Du rhume et des commentaires

Désolé les amis, je suis accablé d'un rhume qui me ramolli le cerveau et m'empêche d'écrire plus de billet. Je prends quand le temps de souligner l'effort de Mademoiselle Paré-Plante qui a fait suite à ma demande de nouvelles fraîches de vos vies et du contient nord-américain. La plus occupé qui se libère du temps pour m'écrire, c'est le monde à l'envers. Aussi, JP Blanchette aka Beaver m'a écrit seulement quelques lignes, mais quelles lignes! Maude, pour toi ça compte pas parce que je t'ai callé sur mon blog. Ça aurait été impoli de pas me répondre.

Ma lune de miel est fini. On m'a rajouté deux cours de français à donner. Ce qui ramène ma tâche de travail à 18 heures comme tout les autres profs. Ça reste extrêmement facile, mais il y a des classes qui sont vraiment dur à faire parler. Au moins, mes deux nouvelles classes sont constitué d'étudiants en langue, Japanese or English major, et ils doivent prendre une troisième langue en option. Il avait le russe, maintenant ils ont le choix français. Il y a une énorme différence avec ses classes parce qu'elles veulent participer. C'est pas une open class avec des espèces de curieux qui se demande qu'est-ce qu'ils font ici. Je sens un effort, c'est agréable.

Bon, je vous laisse, mais demain vendredi je fais un "speech" sur le Canada. Je suis sommé dans faire un par session ou quelque chose comme ça. Quoi de plus simple que de commencer par la base de la base. Moi! et mon pays si froid. On s'en reparle.

lundi 24 novembre 2008

Du monde en Chine

Petite entrée pour vous plogger ma première vidéo. C'est en marchant pour aller à mes cours. La circulation un peu chaotique. Ce qui est intéressant c'est la réaction des gens. Vous pensez peut-être que c'est parce que je filme le monde en marchant vers mes classes ? C'est drôle, mais pas vraiment. Je, en fait tout les foreigners, détonne tellement avec le reste que dès que l'on franchit le seuil de notre porte, on attire le regard presque instantanément de tout les Chinois sur nous. Exemple : on décide d'aller manger en ville. Le restaurant est immense, on se rend au deuxième étage. En passant, des visages consternés, des enfants abasourdis, des serveuses s'avertisse de notre arrivée, chaque sortie apporte son lot de regards, toujours à la limite de dévisager. De nature très enfantine et joyeuse, je souris toujours à ses regards. Je suis pas sûr si un jour je vais en être blaser. Autre exemple : le chauffeur de taxi qui nous a amener au restaurant était resplendissant de joie d'avoir dans son taxi : une philippine, un américain, un irlandais, une coréenne et un canadien. Vraiment, on a fait sa journée, il parlait et parlait et je ne comprenais rien. Pas encore. Mais voici ma petite vidéo. Remarquez les bicyclettes, s'il y a 30 000 étudiants, il y a probablement 20 000 de celle-ci sur le campus. Il faut dire qu'il y a moins de vol ici qu'à Montréal.

dimanche 23 novembre 2008

De ma nationalité

Hier, samedi, je devais assister à un truc obscur ou il fallait avoir des profs laowai, des foreigners occidentaux. On ne nous avait rien dit seulement d'être en bas du building à 8h15 du matin. Ok, je veux pas trop paraître impoli encore et j'accepte. Surtout que c'était quelque chose d'officiel, je pensais qu'il voulait seulement montrer que l'école avait un certaine diversité culturelle occidentale. En tout cas, j'emprunte une cravate, je me présente avec trois profs. Nous sommes légèrement en retard, ce qui est un peu mal vu en Chine, mais c'est pas vraiment ma faute. On arrive, nous sommes les derniers assis et la présentation commence. En fait, c'est une conférence sur la science et l'ingénérie qui s'ouvre ce matin-là. Nous écoutons 3 ou 4 personnes pendant qu'on prend des photos, on filme pour la téloche, etc. J'ai eu un couple de lentilles pointer sur ma face. Vingt minutes s'écoule, on se déplace dehors pour prendre une photo officielle. Et voilà! C'est fini! On nous remet des cadeaux, on mange un buffet ben plate, moi c'est essentiellement des fruits le matin parce qu'il n'y a pas de beurre d'arachide. On regarde nos cadeaux. Surprise! Ce sont de très beaux sacs de prof en cuir et d'une marque réputée de Hong-Kong. Vraiment, ils sont magnifiques. Je me demande donc s'ils sont vrai. Ben oui, ils ont laissé l'étiquette du prix dessus, 586 yuan, genre 120 $. Pas pire pantoute pour 20 minutes dans la lune. Ou plutôt la brume du matin dans lequel nous étions tous puisque la veille, un prof a fait une fête pour souligner le thankgiving américain. Au menu, bière et pâtes italiennes, c'était bien cool. Vous allez me dire que je fais un peux pute, mais j'aime mieux mannequin, c'est plus chouette. C'est assez rare qu'on ME demande de faire ce genre de boulot.

PS : Ok tout le monde vous pouvez me laisser des commentaires, des questions ou des suggestions. Je suis tout ouïe! Surtout que je sais pas ce qu'il se passe au pays en ce moment, et surtout pas ce qui se passe avec vous! Il a fallu que je chatte avec Alphé pour savoir s'était qui ton nouveau chum MTS. SVP écrivez-moi, juste un peu.

vendredi 21 novembre 2008

Par-ci par-là!

Bon, pour vous entretenir de ma vie ici, je dois dire que le nouveau s'éteint très vite. Mes étudiants veulent toujours mon numéro, je reçois des messages texto sur mon cellulaire quelques fois bizarres, et mes classes ont réduit considérablement. Tout les profs reçoivent des messages un peu bizarre. Genre? Genre : (je donne mon cours et j'ai froid) Hi Frank I am glad to have you has a teacher. You have to put more cloths. It is cold right now. Is it that cold in your family. Have a nice evening. Haha. Je freak pas trop sur ses affaires là et je les garde comme divertissement. Leur anglais est, je trouve, pas mal pour un pays qui n'a pas vraiment un accès direct sur l'anglais. Sauf que ce manque d'accès se répercute dans leur façon de parler. Les chinois emploie plusieurs tons. Il est donc logique que cette propriété s'insère dans leur accent anglais. Sauf que pour moi, c'est du latin! Je comprends que dalle. Si je demande des réponses à un étudiant, n'importe lequel, je risque fort bien de ne rien comprendre. Je demande de répéter. Encore rien. À ce moment, toute la classe a compris et me crie la réponse aussi proche du ruminement que d'un mot. Ils se comprennent entre eux, mais c'est vraiment un prononciation déficiente plus qu'un accent comme l'accent québécois dans l'anglais. Malade. Je reviens aux bases, syllabes svp!

Mon mandarin s'améliore, mais je travaille toujours et encore sur les tons. Très important. En plus, il y a des sons qui sont vraiment pas facile. Mais je m'aperçois que je peux reconnaitre certains mots dans des conversations. Je peux presque deviner le sujet. Ça m'encourage.

Que vous réserve le futur ? Un extrait vidéo de mon chemin jusqu'à ma classe et crouzer une fille qui parle beaucoup anglais quand on parle pas chinois, ni coréen, mode d'emploi. À suivre.

mercredi 19 novembre 2008

De mes classes

Ouf! Mes classes ont réduit de moitié par rapport à la semaine passée. Bonne chose, surtout quand j'ai deux cents élèves d'inscrits dans mes sept cours. Je ne suis pas tenu de leur faire faire des devoirs, mais je corrige quand même les textes que l'on fait en classe. Premièrement constatation, la ponctuation est déficiente. LA chose la plus facile, et je pense la plus utile, n'est pas souvent respecté. Le chinois, lui, n'a pas de ponctuation. Et je pense que c'est une faiblesse énorme puisque un mot contient en général deux syllabes, mais aussi quelques fois c'est trois et quelques fois c'est une seule. Le problème vient que si j'écris X-Y, c'est pas la même chose que Y-X. Belle exemple, le XY = roi et YX = royaume. Ici, beaucoup plus de personne parle le chinois, mais n'en connaissent pas beaucoup l'écriture. Il faut s'attacher avec de la broche pour vraiment bien connaître l'orthographe des idéogrammes. Le basic est le basic, mais ouf, c'est pas facile tout les jours.

dimanche 16 novembre 2008

De ma visite chez les masseuses

Ne vous inquiétez pas, c'est pas vraiment une histoire de fesses(pour ça il faudrait aller voir le blog de MTS, mais comme elle écrit tous les deux mois, on s'en passera!). Bon, j'en avais déjà entendu parler, mais je l'ai visité samedi. Ici, il y a seulement deux choses qui sont ouverts 24h. Le McDo, qui est aussi dégueulasse que n'importe quel dans le monde, et le salon de massage. On décide d'y aller, mon dos me fait assez souvent souffrir après de l'exercice, on embarque dans le taxi, 4 gars, une fille. Rendu là-bas, des personnes avec des habits et des walkie-talkies, en fait il aurait pu être des bouncers, se parlent. On arrange notre chambre sur le champs. Je remarque que les salles de bain sont superbe, si on prends les standards chinois bien sûr. On patiente un instant et on nous conduit à notre chambre. Chacun notre propre lit, il faut mettre une espèce de pyjama pour être confortable et laisser les masseuses faire leur travail. Bon, la chambre est superbe, on nous sert des fruits et du thé pour regarder la télé, un superbe écran plasma d'ailleurs. Les masseuses arrivent, nous font un bain de pieds, un massage de pieds, un massage des jambes, un massage de bras, un stretching des jambes, s'attaque à notre dos. Ensuite, on a le choix. De un, le massage avec une poche de pierre chaude et de l'autre un étirement de la peau et une amélioration de la circulation avec ampoule de verre sous vide. J'ai pris le deuxième. Ça laisse des marques pendant au moins une semaine! Voir mes photos, elles sont débiles! Ensuite, on peut partir, mais s'il est vraiment tard, genre tu y vas après une virée dans les bars, tu peux coucher là pour le même prix. En plus, le lendemain matin ils te servent des nouilles et des dumplings pour déjeuner. Quand tu pars, chacun reçoit une pairs de bas, assez cheap merci, en guise de cadeau. Le pire, c'est passer à la caisse. Combien ce genre de traitement vaut au Québec ? J'en ai vraiment aucune idée, mais ici c'est 58 yuans. Ouais, si vous convertissez, c'est autour de 10 dollars canadien! Elle est pas belle la vie?


samedi 15 novembre 2008

De la vie ici

Ça fait juste deux semaines que je suis ici, mais j'aime vraiment ça. Pourquoi? Je me suis posé la question. Pourtant, je ne parle absolument pas le chinois, je côtoie un nombre très limité de personne, soit 5 profs et 5 étudiants étrangers. Il n'y a pas grand chose à faire de mes journées, à part construire le cours que je donnerais le soir. Et ce, seulement le lundi parce que je donne 5 fois le même cours, et 2 fois le même cours de français. Tranquille, la vie.

En fait, c'est la pression qui n'existe pas ici. J'ai personne qui me pousse sauf moi. La job est en soi facile, si je veux la rendre plus difficile, la direction va extrêmement apprécier. Ici, personne travaille pendant ses études, c'est temps plein, mais genre 24 heures semaines. Le reste du temps, on joue au basket, au soccer, on va danser avec des amis ou au KTV chanter des chansons. Le mode de vie chinois n'est pas celui des japonais et certainement pas celui des nord-américains. Le stress n'existe pas en Chine, et rien n'est 24 heures. Même que la cafétéria est fermé entre 13h30 et 17h. Tu peux trouvé des trucs, mais c'est genre de la viande sur un bâton ou des trucs déjà préparés.

Moi qui est habitué de travailler sur l'adrénaline, je m'y suis fait assez rapidement. Plus besoin de lire les nouvelles, qu'est-ce qui sort la semaine prochaine comme film, bref de me tenir au courant. Ce concept est assez illusoire ici. C'est un environnement très fermé, isolé et très très lent. Pour l'instant, j'en profite. Aller manger en groupe est la chose plus agréable à faire, et vendredi signifie sortie.

vendredi 14 novembre 2008

De nom anglais chinois

Bon, je reçois beaucoup trop de messages d'étudiants qui me lichent le cul pour être leur ami. En plus, les chinois ont quelques fois des noms anglais, surtout ceux qui font leur "major in English". Il y en a un, c'est pissant, son nom anglais n'est pas genre, Martin, Alan, Jack, Leo. Non, c'est Neo, comme dans La Matrice! Priceless!

Une Française est arrivée hier! Elle parle déjà couramment le chinois et c'est ça deuxième année en Chine. En la voyant, j'aurais parié qu'elle avait des origines algériennes. Elle ressemble un peu beaucoup à Anne-Gaëlle pour ceux qui l'ont connu. Son anglais est un peu pourri par contre, mais ça n'a pas trop d'importance puisque qu'elle peut soutenir une conversation en mandarin.

De la cuisine chinoise






J'ai enfin acheté des trucs pour la cuisine. Une panoplie pour commencer à me faire de la bouffe chez moi, et apprendre la cuisine chinoise. Il y a tellement de tout, c'est fou! C'est pas rien que du riz, non, il y a des sautées, des nouilles, du tofu en variété(et il est tellement bon, ça n'a rien avoir avoir avec ce qu'on mange en Amérique du Nord), des fondus, des plats chauffés où l'on ajoute tous ce qu'on veut dans la marmite et tout le monde pige. Je suis presque un as des baguettes maintenant. Les repas sont très important en Chine. Beaucoup de terme tourne autour des différents repas. Mais ce que je ne savais pas, et ça n'existe qu'en Chine, pas au Japon, ni en Corée, c'est la siesta du midi! Beaucoup de monde dors et pendant cette période de peut-être une heure, les magasins sont souvent presque vides, ce qui contraste avec tout le personnel en attente de clients.

Les photos sont un parc à Zhengzhou et un signe de sortie, qui ma foi m'a un peu étonné dans son design.

jeudi 13 novembre 2008

La fin de semaine en perspective

J'ai commencé à apprendre à jouer au Majhong. C'est pas trop dur, il faut s'y faire et savoir comment bien jouer ses blocs. Sinon, je commence mes cours de chinois en fin de semaine. J'impressionne déjà les chinois avec mes intonations qui sont assez bonnes. Je peux répéter assez facilement ce que quelqu'un dit, mais je n'ai aucune idée du sens que ça prend. Parce que le chinois est une affaire d'intonation. "Ma" a plusieurs significations selon la prononciation. Sinon, la conjugaison est absente et les articles aussi. Un mot contient toujours deux syllabes ou presque. Les questions sont très, très facile à poser. C'est pas trop dur à saisir, mais le parler sera toute un apprentissage.

Bon, aujourd'hui on m'a instruit sur mon appartement. Il semblerait que j'aille le chauffage. Bordel, qu'on me le disent! Plus besoin de me geler le cul et je vais pouvoir recommencer à faire de l'exercice le matin.

Sinon, demain KTV. Oui monsieur, le karaoke pour faire des fausses notes. Et je planifie d'aller faire un peu de bowling, si Dieu le veut.

Bonne fin de semaine!

Le dernier bastion





Petite mention en passant. La Chine est vraiment le dernier bastion des fumeurs. Tu peux encore fumer n'importe où, même dans les petits aéroports. Tu peux même dans certains hôpitaux. Pour moi, c'est de me réveiller avec l'odeur de fumée de la veille. Ça faisait longtemps que j'avais pas senti ça. Et bien sûr, presque tout le monde fume. Mais ils ne fument pas excessivement, ils sont assez bon sur ce point. Il faut dire que les comptoirs à cigarettes contiennent tellement de marque que c'est presque difficile de s'y retrouvé. C'est parce qu'en fait, il y a un très grand écart entre les différentes marques de cigarettes, soit entre 20 et 90 yuans. Je ne les ai pas encore essayer, mais elles me semblent un peu plus pur, plus naturel que la merde occidentale.

Les photos sont mon premier souper avec le personnel de l'école. Le petite blonde est une irlandaise en visite. Aussi, c'est une pineapple beer avec 3,3 % d'alcool. Qu'est que ça goûte? Le jus d'ananas.....c'est pas mal toute. Dernière photo, une vu de ma chambre sur le petit marché de fruits et légumes en arrière. Très pratique, même s'il faut que j'achète des outils de cuisine en fin de semaine pour enfin me faire à bouffer.

mercredi 12 novembre 2008

De mes étudiants

Quelle semaine! En plus, il me reste aujourd'hui et demain à donner des cours. Bon, vraiment c'est assez drôle d'être un foreigner icitte. Tout le monde veut être ton ami, ton numéro de téléphone, on t'envoie des messages textes que tu as pas la moindre idée c'est qui, qui te souhaite bonne journée. Les autres profs ne m'avaient pas averti de ne jamais donner mon numéro. Bon, les dégâts sont limités, mais il reste que ici "Word goes around fast". Exemple. Un des profs a complètement rasé sa longue barbe. Il a reçu des messages le jour même parce que tout le monde en parlait entre eux. C'est fou, lundi j'avais 65 personnes dans ma classe, mais seulement quelques 30 inscrits. Or, le mot s'est propagé dans l'école qu'il y avait un nouveau prof. Ce qui fait que hier, mercredi, j'avais 125 élèves dans un classe où on peu seulement en asseoir 80. Ri-di-cule. En plus, les quatre premières rangées.....seulement des filles. Eh oui, je me sens comme un Terry Cochran en puissance(désolé c'est une référence pour mes anciens collègues d'école). Je me suis fait prendre en photo plus d'une fois et tout le monde me demande les appeler si j'ai un problème, quel qu'il soit. Il y a même une fille qui a eu la très grande subtilité de me demander si je vivais seul? Il faut dire que par les standards chinois je suis au sommet de la chaine. Tout le personnel partage les appartements sauf quand tu es en couple. Là, tu dois impérativement vivre ensemble. Bon, il faut que j'aille donner mon cours. Arivederci!

De la médecine chinoise





J'ai eu mon examen physique aujourd'hui. Gracieuseté du centre de santé Henan, obligatoire pour avoir ma résidence permanente. Il faut aller à la capitale, donc un voyage en taxi de 40 yuans aller retour, et on l'a pour la journée! Le hic, c'est que j'y suis aller hier matin. J'ai pas pu voir un médecin, parce que il n'y avait pas d'électricité dans le bâtiment. Ben bizarre. J'y suis retourné aujourd'hui. Donc, deuxième journée de jeune le matin. On arrive on fait la file pour chaque test. C'est complètement ridicule, mais sensé. Un s'occupe de la vue, l'autre de la prise de sang, l'autre du test d'urine, l'autre des radiographies, etc. Cependant, une première pour moi, j'ai passé une espèce d'échographie. Vraiment, la gelée sur le ventre et l'espèce de truc qui te scanne. Donc je suis sûr, de un que je ne suis pas enceint et de deux que je n'ai pas ingurgité de drogue pour le revendre dans le pays. Sinon, l'infirmière qui m'a fait ma prise d sang l'a vraiment mal fait. Je pouvais le voir, mais c'est après qu'il y a comme eu une petite enflure juste sur le spot. C'est parti tout seul, mais tu te demandes où elles ont obtenu leurs diplômes. Autre chose très amusante, le chauffeur avait mis une cassette(oui, vous avez bien lu) au retour. Qu'est-ce que j'entends pas? Du gros rap français sale. J'ai ri.

Voici des photos de ma chambre.

lundi 10 novembre 2008

De l'âge des Chinois et Chinoises

Bon, c'est vraiment confus. Déterminer l'âge d'un asiatique, c'est du sport. Non, mais vraiment les pinchs-duvet pullulent, l'habit ne fait jamais vraiment le moine de son âge et en plus, on peut entrer à l'université à 16 ans. Vraiment rien pour m'aider. J'ai une Coréenne dans le bloc qui me semblait assez jeune. Ben non, elle a 25 ans. Ok, j'ai une fille dans mes classes qui me donnent ses infos sur une carte. Ok, c'est bizarre, mais je voulais pas trop paraître impoli, donc je l'ai pris. Elle mentionne qu'elle a 19 ans. Moi je lui en aurait au moins donné 23 ou 24. Pour les garçon, c'est aussi très dur, quelques uns me disent qu'ils ont fini l'école depuis belurette(mon orthographe est mauvais, sais pas pourquoi). Oh! désolé, mais personne à un semblant de barbe. Very confusing!

Les photos arrivent dans ma prochaine entrée!

dimanche 9 novembre 2008

Bonjour tout le monde!

Je commence à enseigner demain. Le beau de la chose, c'est qu'en apprenant que je parlais français, ils m'ont demandé d'enseigner des cours d'initiations, donc très basic, genre première année du primaire. Pas de problème. J'ai juste 14 heures de cours à donner pour cette session. Pour ce qui est des obligations en tant que professeur, il n'y a que quelques trucs que je dois faire. Une conférence de 2h par session, en anglais il va s'en dire. Le sujet est très ouvert, si j'étais un scientifique je pourrais la faire sur la physique quantique si je voulais. Bon, comme il n'y en jamais eu sur le Canada, je suppose que ce sera mon premier sujet. Après je puiserais sûrement dans mes connaissances cinématographiques pour la prochaine session.

Sinon, samedi(je mentionnerais toujours les dates parce que c'est moins mêlant) j'ai été juge d'un concours oratoire en anglais par des élèves du post-doctorat. My GOD! Quand on parle mal l'anglais en chinois, c'est une autre pair de manche. Le problème était que je devais les évaluer. Un des quatre profs chinois posait une question et moi j'en posais une à chaque élève. Fair enough. Bordel, les 19 élèves avaient le même sujet "Tolerance and respect", vraiment le créneau de la Chine. Deux problèmes s'offraient à moi : de un je ne les comprenais ab-so-lu-ment pas, et de deux, le répétitif du sujet ne menait quelques fois pas à des questions très redondante. Même que j'ai posé une question à un étudiant qui avait déjà mentionné un exemple DANS son oral, mais sa prononciation était tellement défaillante que j'avais rien compris. Un peu embarrassant, mais bon. Mais les chinois sont drôle, moi je me force pour donner des notes, évaluer le pour le contre, etc. Ça compte pas, c'était seulement pour choisir des candidats pour aller à la finale provinciale! Bordel, moi qui me fend le cul. C'est pas très grave, le département de Foreign Language m'a adoré et j'ai accepté de superviser, avec deux autres profs bien sûr, et d'aider les élus à se préparer pour la final provincial.

vendredi 7 novembre 2008

La construction chinoise

Bonjour tout le monde!

Bon, pour commencer aujourd'hui, je vais vous instruire sur l'incompétence chinoise. Clairement ils sont victime de leur propre manque de main-d'oeuvre et de leur soudaine expansion sans fin. Exemple : le campus. Le campus de mon école est tout nouveau, il a vraisemblablement pas plus de dix ans. Mais il a vraiment l'air dans avoir 70! Le béton fissure et s'écaille partout, les murs ont mal travaillé, et vraiment les matériaux semblent parfois fabriqués avec une durée de vie de 6 mois. Mon appartement est assez bien. 4 et demi, avec de beaux meubles, mais pas trop fort sur les salles de bain. J'ai quand même déjà vu pire. Je me suis dit que les constructions allaient à un niveau beaucoup trop élevé pour faire les trucs comme du monde. En plus, les chinois commencent à faire rentrer les franchises américaines et européenne ici, d'où l'ouverture d'un Wal-Mart dans les prochains mois.

Le sport national est le ping-pong, mais un rival de taille va probablement le surpasser. J'ai nommer le basket-ball. Seul l'influence de Yao Ming a permis l'essor de sport qui compte 70 terrains(!) sur le campus de l'université seulement. On m'a même mentionné qu'un deuxième joueur chinois avait fait son entrer dans la NBA pour une autre équipe. Et que la partie opposant les deux joueurs ont obtenu les meilleurs côtes d'écoute de l'histoire de la NBA. C'est peu dire.

Sur ce, à la prochaine!
PS: Les photos s'en viennent, j'ai prêté mon cordon à un autre prof, je l'attends d'un jour à l'autre.

Mes premiers pas.

Bonjour tout le monde!

Donc, je partage mes impressions un peu en différé(cette tranche de vie est déjà dépassée!), parce que je vous aime public et que j’aime vous entertainer de toutes les manières qui s’impose à moi. Deux jours que je suis ici et j’ai déjà fait une chose que je ferais jamais de moi-même au Qc : j’ai mangé du fast-food, du Kentucky. Wow, en plus, je suis allé à un magasin qui s’appelle Carrefour(Max!), prononcé calefawr par tout le monde. Il a vraiment fallu que je vois l’enseigne pour comprendre que c’était du français. On peu acheter plein de truc d’occidentaux, comme du pain, des pâtes, de la mayo, etc. Les bières importées sont complètement hors de prix. Sinon, les bières locales 12 yuan pour un six pack. Genre 2,50$. Mais les chinois ne font pas de la bière très forte, entre 3,5% et 4,5% d’alcool. Une chance parce que les chinois aiment leurs bières « tablette », jamais froide et elle a un petit goût sucrée. En plus, les saveurs ne varient que très peu entre les marques, ça revient au même.

Petits faits sur la Chine où je suis :

La province du Henan est la plus populeuse de la Chine avec 100 millions d’habitants sur son territoire grand comme le Nouveau-Brunswick. Mon avion a atterrit à Zhengzhou, une ville de 10 millions d’habitants et la ville où je suis, Jiaozuo city, compte 3,3 millions d’habitants.

Le trafic automobile est régulé par des prix hors du commun des mortels des véhicules, et cela pour un chinois normal. PERSONNE ne sait conduire. Les chauffeurs ne suivent même pas les lignes dessinées sur la route et on mise sur un klaxon bien bruyant pour dépasser et dire à l’autre voiture qu’il ne suit pas les lignes, même si lui-même ne les suit pas. Bref, tout le monde est un chauffard, mais aucun accident. Les lumières sont assez rares et les cyclomoteurs, scooter et bicyclette coupent les autos et les autos font de même, la signalisation ça n’existe pas. Cha-o-tique. Autre chose assez inusité, la gasoline est gazeuse. Oui, oui, ils ont une tank comme une tank à propane à l’arrière et quand ils font le plein tout le monde doit sortir du véhicule par mesure de sécurité.

Aucune carte de crédit. Personne ne prend Visa, Amex, Mastercard sauf les grosses, grosses places de touristes. Cash, cash, cash. Enfin ça permet de ralentir l’économie un peu, et personne ne fait faillite.

D'autres détails s'en viennent.

jeudi 6 novembre 2008

L'arrivée!

Bonjour tout le monde!

Bon. Quatre jours que je suis arrivé. Quelques commentaires là-dessus s’en viennent, mais avant une explication de mon vol s’impose. J’ai pris l’avion jusqu’à Zhenzhou, prononcé en fait gengwo, et quelqu’un de l’université était supposé me prendre là. Il n’y avait personne. Wow, vraiment la dernière chose après un vol de 12h45, jusqu’à Beijing et de Beijing à Zhenghou, c’est de me retrouver sur la paille dans un pays tiers-mondiste avec la fatigue du décalage horaire, rien de moins. Mais oui, je l’ai vécu, mon agent de recrutement dormait sur la switch et j’ai dû prendre un hôtel pour la nuit. Le chauffeur de taxi ne comprend que dalle. Mes intonations occidentales totalement obsolètes, donc je pointe mon phrasebook, dans l’espoir de mieux m’en sortir. Ça marche, mais les hôtels sont pleins. Et je parle d’hôtel avec genre 350 chambres. Je m’en trouve un, enfin c’est mon chauffeur qui l’a trouvé. Un peu cher pour la Chine, mais quoi faire d’autre.

Je passe probablement la pire nuit de ma vie, mettons 2008. Le lendemain, la fille du frontdesk a la gentillesse de m’aidé. Elle installe internet sur mon laptop et je email comme un malade les personnes en Chine. L’école me répond presqu’instantanément et s’excuse de façon presque exagérée. C‘est mon agent de recrutement qui n’a pas fait la liaison, il était à Hong Kong. Je m’en crisse-tu pas de ça. Anyway, je suis là. C’est pas dépaysant, mais bien totalement extrême. Les occidentaux se font dévisager comme si c’était des phénomènes de foire. Je vous jure, ils sont tellement habitués à leur couleur de peau que tout le monde me regarde tout le temps.

On se revoit demain!