dimanche 28 décembre 2008

De ma semaine des fêtes

Bon, cela fait un bout que je ne vous ais entretenu sur mon blog, mais la semaine a été plus que chargée. 5 soirée en 8 jours, j'ai pas trop eu le temps d'écrire et en plus j'ai commencé à donner mes examens. Donc, 23 décembre petite soirée organisée par le département. Les photos sont sur Facebook d'ailleurs. On nous sert de la bouffe à n'en plus finir, et du vin chinois qui avait au moins la décence de nous réchauffer le sang. En y goûtant, je pensais qu'il était bouchonné, mais non, il était juste pas buvable. Mais après la première coupe la serveuse a ajouté une tranche de citron, oui oui du citron, dans nos coupes. Je me suis dit que la France devait trembler à ce moment pour ce blasphème à l'égard de leur breuvage national. Curieusement, le goût infecte de vinaigre à soudainement disparu, transformation chimique bizarre.

24 décembre, on veille entre professeurs et étudiants étrangers. Petite échange de cadeaux, où l'anonymat du donneur a donné de bonnes blagues pour l'année. J'ai acheté un zippo pour le plus grand fumeur de 22 ans de la planète. Il a adoré, sauf que les répliques chinoises sont un peu plates. La mèche a brulé en trois cigarettes. Il a fallu que j'en trouve une autre, une vraie de qualité. Moi, j'ai reçu un coke. Oui, un gobelet format moyen que vous pouvez obtenir qu'en vous demandez un coke en fontaine. Mais c'est en fait......un téléphone! Vraiment drôle comme truc.

26 décembre. C'est la fête a Yi Ping, le jap. On a une salle privée dans un hôtel uber-chic. Au menu, de la bouffe japonaise et coréenne. On a une table ronde de malade, du Baijo, alcool a 60%, de la bière à 3.25% et une liqueur coréenne qui contient 20% d'alcool et est fait à base de bamboo. Cette dernière est un peu sucrée, mais, à mon avis, la meilleure du lot. La table a un espace dans le milieu qui laisse passer les deux cuisiniers qui s'occupent de notre repas parce que cet espace contient une plaque chauffante pour cuire les viandes et autres aliments. Ensuite, les 28 serveuses(ok, il y en avait pas 28 mais au moins une dizaine pour 25 personnes) prennent la viande ou l'aliment et viennent les déposer dans les différentes sauces que l'on a devant nous. Nous en avons une dizaine chacun et les serveuses savent déjà quelles saveurs s'agencent mieux avec les sauces. On prend soin de commencer avec du poisson et des aliments doux pour ensuite nous apporter des mets plus épicés. Cette expérience culinaire a tout simplement été inoubliable. Vraiment un traitement royale et un éventail de saveur à faire rougir les français. Je ne sais pas vraiment le prix de cette soirée, mais je pense que c'est autour de 2000 yuans. Fantastique. J'avais oublié mon appareil photo, mais comme je ne suis pas le seul qui en apporte je vais demandé à certaines personnes, spécialement une, de me fournir les souvenirs de cette soirée mémorable.

Je vous laisse là-dessus et pense à vous en ce temps de réjouissance et de festivité.
Bonne année grand nez!

mercredi 24 décembre 2008

Souhaits de Noël



Je voudrais mentionner que ce n'est pas une remise de prix et que j'ai oublié ben du monde. Ne soyez pas piquer par mes oublis, je ne voulais pas que le message soit trop long.

dimanche 21 décembre 2008

De la boisson

Pour ceux qui se demandent si c'est toujours la fête ici, ben non. Mais je suis vraiment rendu avec des attentes de fonctionnaires. C'est-à-dire que j'anticipe vivement la fin de semaine comme une plage libre de faire ce qui me plaît, et avoir assez d'énergie pour le faire. Assez différent du resto où ma première journée de congé était pratiquement toujours destinée à recharger mes batteries à plat en me traînant de ma chaise d'ordi à la cuisine presque le jour entier. Assez plate, mais nécessaire quand le paquebot Holder prend sa vitesse de croisière qui fait compétition à la celle de la lumière. Ainsi, quand vendredi arrive c'est l'alcool et les plaisirs pas cher. Je n'ai pas dit "petits plaisirs" parce que c'est de grand plaisir au prix chinois, en sous-titre massage et sauna après la bière. Sauf que je me saoûl assez rarement ici. La bière est 10 à 15 yuans dans les bars, 2,25 au supermarché, donc vraiment pas cher. Cependant, c'est de la marde chimique commerciale à me donner des ulcères d'estomac. J'ai de la difficulté à en boire 4. Ma langue gonfle comme si je me déshydratais aussi vite que je prends mes gorgées. Elle devient pâteuse et je renonce à continuer. N'oubliez pas chers lecteurs fidèles que le bière contient rarement plus de 3% d'alcool. Je suis donc très souvent en plein contrôle de mes capacités motrices et intellectuelles. Ce qui est bizarre, c'est que mes lendemains de veille sont tout simplement insupportables. Mon corps est aussi sec qu'un vieux pruneau, ce qui, du coup, me réveille très tôt. La bonne nouvelle, c'est qu'avec un grand verre d'eau et un bon thé chaud, la journée n'en est pas affecté. Pour remédier à cette abstinence forcée, j'ai commencé à me commander des gins tonics. 40 yuans pour un double. Le vin étant inbuvable, non ok, le vin n'est pas mauvais, mais ce n'est pas du vin, c'est du porto. Va savoir pourquoi les chinois ont décidé de sucrer un peu leur vin ou ont choisi un mode de fermentation qui les rend surette et non pas corpulent. Un cabernet-sauvignon chinois, c'est à des lieux de tous ce que je peux connaître sur le nouveau ou le vieux-continent.

Pour ce qui est du temps des fêtes, ici ce n'est pas le temps des fêtes, mais cette semaine est assez chargée. Je commence les examens pour mes étudiants en anglais, et j'ai 4 fêtes cette semaine. Une par le département pour Noël. Une pour Noël. Une vendredi pour la fête au jap. Et une pour le solstice d'hiver, donc aujourd'hui dimanche soir. Comment fête-on le solstice d'hiver? En faisant des dumplings! Yep, mes étudiants de français m'avaient convier à cette soirée où on fabrique nous-mêmes notre repas. Et comme mes classes de français sont presqu'exclusivement constituer de la gente féminine, j'ai fait un Terry Cochran de moi et j'ai accepté. Ben non, il y avait aussi des garçons. Mais comme j'étais accompagné d'une jolie demoiselle, je vais probablement faire jaser l'école au grand complet pour la semaine. Donc, j'ai fait mes premiers dumplings à vie. Pas le gros char, mais quand même meilleur que ceux que les stands de la cafétéria offrent. Je ne suis pas un grand admirateur de ce plat. Peut-être faut-il que je goûte à une meilleur farce ? En tout cas, j'avais oublier mon appareil photo, mais comme beaucoup d'étudiantes en avaient, je vais les retracer et vous les afficher sur ce blog et sur facebook.

Pour finir, message à mes parents, j'ai déjà enregistrer une vidéo pour le jour de Noël. Vous pourrez la regarder, sur ce blog, à partir de 23h le 24 décembre. Prenez note! Mes amis sont aussi convié à la regarder puisque je vais aussi vous souhaiter un Joyeux Noël.

mercredi 17 décembre 2008

De Noël

C'est le temps des fêtes, il faut que je parle de Noël. La Chine a commencé à adopter cette date si cher à nous. Mais c'est pour le show, pour donner l'impression qu'ils sont au courant des traditions de l'Ouest. Ainsi, notre marché est envahi de décoration, avec des sapins de Noël, des pères Noël et des chansons de Noël. En plus, les employés portent une tuque de lutin rouge. Je trouve ça presque dégradant puisque moi-même n'en porterais jamais une pour travailler. Pourtant, l'habit ne fait pas le moine. L'ambiance est absente de toutes ses décorations. Je calcule qu'on est moins d'une vingtaine d'occidentaux dans toute la ville. Alors je questionne la pertinence de toute cette mascarade, quand 99.99999999 pour cent de la population de la ville s'en fout. En plus, personne n'a congé. Nous, les profs et autres étudiants étrangers, allons faire un échange de cadeaux et veiller le soir du 24. En plus, grosse soirée pour le vendredi 26, c'est la fête à Yi Ping, le japonais. On va manger au restaurant le mieux côté en ville et boire toute la nuit. On m'avait invité à faire un speech pour le 26 sur un sujet de mon choix. J'ai carrément refusé sur la base que je suis en période d'examen et que j'ai fait des plans pour célébrer Noël ce jour-là. En plus, il n'y a rien dans mon contrat qui stipule que je dois faire ce genre de truc, qui demande de la préparation. J'espère ne pas trop les avoir froissé, mais en même temps c'est un peu sournois de leur part de ne pas le dire. Et puis, arrivé en Chine, Hop! Tu dois le faire.

Vous me manquez tous déjà et j'aimerais être à vos côtés pour le temps des fêtes pour boire une bonne bière. Car ici, je ne bois plus beaucoup. Mais ceci sera ma prochaine entrée. À plus.

dimanche 14 décembre 2008

Une vidéo vaut mille mots

Un petite vidéo en passant sur le thème de ma chambre. Pas très passionnant, mais pour ceux et celles qui manquent ma voix : voilà!

vendredi 12 décembre 2008

De la température ou presque

Demande spéciale de ma mère, aujourd'hui je vous entretiens sur la température. Pour commencer, il faut dire que quand il fait beau, je me réjouis toujours. Le plein soleil et le ciel bleu m'enchantent comme un enfant de 5 ans. Or, on m'a fait la remarque plus d'une fois, les chinois trouvent que je parle beaucoup de la température, surtout quand il fait beau. Euh, oui, quelle belle journée est un phrase que j'aime dire. Il ne trouve pas ça bizarre, mais eux n'en parle pas autant. Cependant, j'ai trouvé leur "small talk" ou leur obsession dans les conversations : c'est la bouffe. Oh oui, les asiatiques en général sont à la bouffe, ce que les nord-américains sont à la température. Les adjectifs pullulent au fil des conversations et mes standards ne sont probablement pas assez élevés pour en parler. Je ne suis pas très difficile, et, souvent, un rien me satisfait. Il est vrai que je n'ai pas encore vu beaucoup de plats typiquement chinois. Ce qui me manque, c'est un peu de référence dans le milieu culinaire. Il ne faut pas oublier les différentes cuisines, qui varie selon les provinces. J'espère un jour ne plus être un aussi piètre juge.

Sinon, vous voulez savoir s'il fait beau? Pas si pire, entre 7 et 14 en ce moment. J'ai pas de manteau d'hiver, mais un chandail à manches longues et un foulard suffit amplement. On m'a dit que le plus bas sera -10, mais ce ne sera que quelques jours. En plus, il n'y a pas de printemps ou d'automne ici. La première semaine que je suis arrivée, je me suis promener en t-shirt. La deuxième semaine, il faisait un peu plus froid. On oscillait avec des températures d'automne, mais avec un vent chaud. C'est la première fois que je fais l'expérience d'un vent qui passe au travers des vêtements pour me réchauffer. C'est pas mauvais. Ensuite, on a eu deux semaines plus froide qu'en ce moment, en dessous de 0. Mais sinon, il fait près de 5 la nuit et le jour c'est confortable. Sur ce, je vais manger.

Bon samedi tout le monde.

mercredi 10 décembre 2008

De l'école asiatique

Le temps est venu de me défouler un peu sur mes étudiants. Mais avant une brève digression sur l'histoire de l'éducation en Asie. Partout, en Asie, Corée, Japon et Chine, le système d'éducation tient les mêmes balises. C'est-à-dire que l'université n'est pas la période la plus obligeante et la plus stressante dans la vie d'un étudiant. Or, l'école primaire ressemble beaucoup à la nôtre, peut-être un peu plus dur, mais c'est le secondaire qui tue tout semblant de vie et d'adolescence asiatique. Durant cette période, les jeunes ont des cours du matin au soir, il étudie comme des machines et on les gavent de connaissances à apprendre par coeur, plus souvent qu'autrement. Ainsi après six années de souffrances, ils passent un ultime test pour décider de leur avenir entier. Ce test fait trembler tout étudiant qui veut accéder à aux meilleures universités. Car gare à celui qui manque d'ascétisme, il sera recalé dans une université avec de moindre moyen. Le mois de juillet a été surnommé le Black July, par les étudiants, dû au stress énorme subit durant cette période.

L'arrivée à l'université, partout en Asie, laisse sous-entendre un seul mot : vie. Oui, ils peuvent enfin en avoir une. L'université est beaucoup moins obligeante que les six années à accumuler le savoir, tel un gargantua qui n'a plus faim continuant de manger parce que la table est mise. Donc, les liens fraternels sont solidifiés et les plaisirs de la chair explorées, même s'il manquent 100 millions de femmes chinoises. En plus en Chine, plus tu es bollé, c'est-à-dire avant de rentrée à l'université, moins tu paies de frais de scolarité. Deux avantages, meilleures université et frais réduit de scolarité. C'est à des lunes du système américain qui impose des tarifs ridicules aux étudiants et dont seuls les plus riches peuvent bénéficier.

Ce que j'en pense? Je crois que c'est un bon système pour un pays avec 1.3 milliards de personnes. Je suis pas sûr si ça marcherait bien au Québec par contre. Il y a une chose que je nuancerais tout de même : la pression sur les étudiants du secondaire. Je suis pour une meilleur éducation au secondaire, je trouve qu'elle n'est pas très créative, pertinente ou engageante. Cependant, je n'irais jamais à cette étape incompréhensible de tuer un partie de la vie de quelqu'un pour son futur. Je trouve ça exagéré et je suis sûr que cela crée des blessures permanentes dans l'éducation des adolescents qui, je ne sais comment, se répercuteront dans leur vie d'adulte.

Or, pourquoi cette entrée? C'est tellement sans soucis un étudiant d'université que j'ai dû jouer au papa pendant ces deux dernières semaines. J'ai passé un exercice de 4 pages, et on n'en a fait que deux. Après la cloche, je dis : "We'll pick this up next week!". J'arrive la semaine d'après. Trois étudiants sur vingt les ont ramenés, et ce dans mes 5 classes. La surprise sur mon visage était probablement "priceless" comme disent les américains. Vraiment, je leur ais fait un petit speech sur le déroulement normale d'un cours. Tu prends des notes à chaque cours et tu ramènes tes notes à chaque cours, avec les feuilles que je passe. Je décide donc de les punir en leur faisant écrire un cours texte sur un sujet particulier. J'attends. Dans une de mes classes, il y a un jeune homme qui n'écrit rien. Déjà que je suis un peu pomper par ce manque flagrant de responsabilité, je m'approche de lui et lui demande la raison de son inactivité : J'ai oublié mon crayon. Oui, vous avez bien lu. Un étudiant universitaire de 22 ans m'a dit qu'il n'avait pas amené de crayon en classe aujourd'hui. J'ai fait ce que tout bon prof abasourdi ferait en ces cas-là. J'ai regarder derrière moi, sur les côtés, derrière la classe pour essayer de trouver la caméra. Parce que franchement je croyais à la blague. Je lui ais demandé s'il blaguait. Non. La face que j'ai faite l'a convaincu de demander autour de lui un crayon parce qu'il a commencé à écrire très vite. C'était ça ou il supportait mon regard, qui, ma foi, me vient directement de mon père.

Bon j'ai fini de chialer. Ça fait du bien quand même.

lundi 8 décembre 2008

De mon régime alimentaire

Ici, la bouffe est tellement pas cher et facile d'accès, c'est ridicule. Il y a 4 cafétéria qui servent la population étudiante en entier puisque qu'il n'y a aucune cuisine dans les dortoirs. En fait, il n'y a même pas de salle de bain dans les chambres et très peu d'intimité parce qu'il au moins trois étudiants par chambre. Donc, tous ce beau monde se dirige vers la cafétéria de son choix et achète un repas entre 3 et 16 yuans trois fois par jours. Ils ne consomment que rarement des trucs entre les repas, et surtout pas des friandises sucrées ou des pâtisseries. Tout est toujours une peu salé, même si c'est sucré. Le résultat est, plus souvent qu'autrement, assez plate pour les papilles.

J'ai recommencé à m'entraîner. De la course 4 fois par semaine 25-30 minutes. Juste pour être sûr que j'accumule pas de gras, grâce à mon bon appétit. Je mange à la cafétéria pour souper, et quelques fois au dîner. Mais la plupart du temps, je me fais un petit déjeuner et un petit dîner un peu tardif. La bouffe est assez savoureuse, mais la viande n'est pas l'adage des chinois. Plus le restaurant est poche, plus la viande est poche. C'est-à-dire qu'en fait, il n'y a pas de coupe de viande. Tout est émincé, porc, boeuf, agneau, etc, comme en fondu chinoise, pour ensuite souvent finir en Stir fry dans un wok. Aussi, une spécialité des chinois est la cuisson dans l'huile pour préserver les saveurs. Cette méthode donne de très bon résultat. Le hic, c'est que le boucher fait pas un travail d'enfer. Or, on se retrouve souvent avec des morceaux d'os et des bouts de cartilage, au lieu d'avoir de la chair. Le poisson semble aussi suivre cette voie puisqu'il est rare d'enlever les arêtes avant, pendant ou après la cuisson. Par contre, se chair reste souvent entière. Pas très plaisant pour la bouche et recraché des trucs semble une épreuve presque insurmontable à chaque fois. Le chinois moyen n'a aucun problème avec ça et prend la table entière comme poubelle de circonstance. Je dois dire que je trouve ça un peu dégeux.

J'ai réglé ce problème assez vite en consommant du tofu comme protéine et j'y ajoute quelques fois des oeufs. Je me choisis une panoplie de légumes et le chef, à partir des items, décide de la saveur qu'il va imposer. On te donne un bol de riz et le tour est jouer. C'est rarement mauvais, j'en suis content d'ailleurs. Je me rends compte que je suis pratiquement végétarien, sans vraiment y faire attention.

Petite note en passant. La croyance que le riz est chinois autant que les baguettes est faux. Le sud de la Chine en est plus friant, tandis que le nord(Beijing) semble plus enclin au millet et autres céréales. Les nouilles sont beaucoup plus répandu dans le nord parce qu'il fait plus froid, et donc plus important de manger chaud. LE sud mange beaucoup plus épicé que le reste de la Chine.

Bon appétit!

Donc, ici on a les Stan boys(Tadjikistan, Kazhastan, Kirgikistan, et autres stan) qui de droite vers la gauche avec Sun Woo, chandail blanc, et mon tuteur Jack au bout.


vendredi 5 décembre 2008

Du KTV

Bon, une soirée des plus bizarres que j'ai jamais vécu. Ah! les américains et cette urgence de boire comme-ci l'eau allait manqué. Pour commencer, il faut vous mettre en contexte. Vendredi soir, la semaine est finie, on va dans notre "local hang out" pub au centre-ville. Toujours la même gang de profs : deux irlandais de 22 ans, deux américains, un de 29 et un de 22, deux coréens, un chinois, qui enseigne le coréen ici, un japonais de 27, une chinoise de 22, étudiante. En plus s'ajoute 3 chinois de la classe de Ming Wei, le chinois qui enseigne le coréen. On arrive là vers 21h45, et il y a déjà chinois qui commencent à être chaud. Or, les chinois parlent fort, souvent trop fort, et quand ils sont en boisson, c'est pire. Bref, il y en a un qui insulte Ming Wei et lui ne fait rien sauf être en colère. Moi je dis : On s'en fout il est complètement saoul. Mais la mentalité chinoise diffère là-dessus puisqu'il ne fait rien du tout et fulmine, fulmine, fulmine. Exactement comme un enfant de 6 ans. Je ne comprends strictement rien à cette approche du problème, mais quand le dit enculé cracheur de bêtises s'en va, tout le monde est content.

Or, pendant ce temps les américains s'achètent une bouteille de Wisky et s'en donnent à coeur joie avec des foutus malades mentaux chinois qui nous disent " You are beautiful!!" Pas mal les seuls mots d'anglais qu'ils savent. Étant assis en groupe, je subis aussi le même sort, salive en prime, puisque, comme je l'ai déjà mentionné, les chinois aiment crier. Le plus vieux tolère l'alcool mais pas le plus jeune qui, lui, s'endort sur son banc à la fin de la soirée grâce à une superbe saturation d'alcool. Deuxième fois en autant d'occasion, je parle de mes occasions, qu'il s'endort dans le bar.

Je pensais bien aller me coucher, un peu de fatigue et d'alcool m'avait rendu un peu amorphe. Mais non, on va à KTV! Du karaoke. Pas du petit karaoke, nord-américain. Non, une salle avec une grande banquette un rétroprojecteur qui fait un écran d'au moins 48 pouces et deux micros. On traîne schtroumf dormeur avec nous, il a un regain d'énergie et commence à serrer tout le monde dans ses bras. Il passe out sur la banquette et j'en profite pour lui dessiner sur la figure. Il n'y pas beaucoup de chanson en anglais et comme mon chinois écrit et parlé ne sont pas à la hauteur, je ne chante pas beaucoup.

Durant la soirée, le plus vieux des américains m'explique la culture américaine du bing drinking probablement parce que c'est tellement pas légal de boire avant 21 ans, qu'à chaque fois qu'ils boivent, c'est une recommencement des années d'interdictions. Je comprends. Ce que je comprends moins, c'est comment tu peux pas changer après X nombres d'années? Bizarre.

On sort du KTV vers 4h45 et je me couche vers les 5h. Eurk! Ma bouche goûte le cendrier, même si je ne fume pas, et mon manque de sommeil m'embrouille les idées. Vous devez vous dire, mais il y a pas grand chose de bizarre dans cette nouvelle entrée. Vous avez raison. Mais en l'écrivant, je me suis dit que certaines choses devaient rester ici. D'autant, plus que je vous dis trois gars saoul, dont un salement avancer, 2 filles seulement, dont une pas disponible, ça aurait pu tourner au vinaigre. J'ai seulement été témoin d'actes tellement gratuits et dégradants qu'au vif du moment, je me suis demandé si je rêvais. Une chance que je cherche pas la bagarre parce que ces actes tellement gratuits qu'ils viennent me chercher au plus profond de mes entrailles. Personne va s'en rappeler aujourd'hui alors je passe l'éponge, mais ouf! Il y a des soirées plus dures que d'autres.

PS: J'ai mis un album photo sur facebook si vous voulez vous gâtez. Et non, il n'y a pas de Coréenne qui y figure. Je n'ai reçu que très peu de nouvelles de vous. J'en suis un peu déçu d'ailleurs. Pas de gâteries!

mercredi 3 décembre 2008

De la langue

Étant un pays immense, le sud de la Chine n'a pas les mêmes problèmes que le nord. Même que certaines provinces n'ont pas le même langage. On parle mandarin, mais on peut aussi parler cantonnais. Or, si le mandarin compte seulement 5 tons, le cantonnais en compte 7. Moi qui commençais à trouver que les cinq tons faisait du sens, 7 est un chiffre beaucoup trop ridicule pour que j'y prête attention. Bordel. En plus, selon les linguistes ce n'est pas le chinois ou le cantonnais qui serait la langue la plus dur à apprendre. Ce serait le hongrois, avec ses 38 phonèmes. Cristie de malade mental ces gens-là. Anyway, je commence à trouver le chinois plus clair. Le gros problème du chinois, c'est que l'on doit apprendre le pinyin et après les caractères. C'est le même problème pour tout le monde puisque le caractère ne dit rien sur la prononciation. En passant, le pinyin est la conversion avec un alphabet occidental des mots chinois, pas toujours évident, mais toutefois très utile. Même les chinois apprennent le pinyin pour mieux apprendre les langue occidentales. C'est problématique, si on prend le Coréen, c'est un alphabet! On voit les caractères et on peut savoir le prononcer. Petite parenthèse. Donc, deux choses le mot et le pinyin. Le mémoire en prend un coup. Après, il faut faire des phrases! C'est quand tu composes des phrases que tu t'aperçois qu'il y a une raison pour il parle en omettant beaucoup de mot. Le chinois a très peu de mot pour construire des phrases. Pas de le, la, les, mon, ma, mes, pas d'article, pas grand chose en fait, rien d'emcombrant. C'est génial! Surtout qu'on conjugue aucun verbe. Il faut juste repérer le verbe est répondre avec. Trop facile. Il n'y a pas de oui et de non en chinois. Bizarre? Pas temps que ça. Il y a "dui" qui veut dire "right", mais sinon on répond avec le verbe. Si c'est non, on répond avec le verbe et "bu" avant. Pas trop compliqué. Le problème vient beaucoup plus dans la langue écrite. Ponctuation et espacement inexistante. Aucune indication si le caractère veut dire quelque chose ou c'est le nom d'une personne. Ça, c'est agaçant. Un nom très répandu en Chine : Wang. Qui veut aussi dire roi. Il faut le spotter dans la phrase. Pas très facile. Mais sinon, je commence à comprendre des conversations, à savoir de quoi on parle, mais je suis incapable de répondre. Ça va venir. Il faut dire que je suis le seul que étudie le chinois dans les profs. J'ai pas grand chose pour meubler mes journées et je fais au moins 2 heures par jour sauf le mercredi parce que je suis trop occupé. J'aime vraiment ça parce que c'est à mille lieue d'un langage avec un alphabet. Je nage en plein désert.

Sinon, je commence ce soir à regarder mes destinations possibles pour mes vacances entre les sessions. Je finis à la mi-janvier et recommence 5 semaines plus tard. Elle est pas belle la vie? C'est sûr que je vais visiter la Chine. Je pensais dériver vers le sud. J'ai emprunter le lonely planet guide d'un prof, je regarde ça ce soir.

lundi 1 décembre 2008

Du football et de la cigarette

Samedi, j'ai joué au football, ce que l'on appelle soccer, avec les expats de la place. On n'était pas beaucoup, mais on a décidé de jouer au nouveau terrain, l'ancien étant maintenant un désert de sable et de terre battue qui ressemble à la Mongolie qu'une aire de jeu. On se présente, on s'étire, on flash comme d'habitude. Cette fois-ci, ceux que j'ai baptisé les "Stan boys" nous accompagnent. Ils adorent leur nouveau surnom que je leur ai donner. C'est un bande de jeune qui viennent du Tadjikistan, Kazhakstan, Ouzbékistan, etc. Très drôle de personnages. On trouve une autre équipe de chinois qui veut jouer. Pas de problème, 10 contre 10. Le problème avec les chinois, c'est qu'ils n'ont que très peu de notion pour demander des permissions ou de faire la queue. On commence à jouer. Ça prend pas 15 minutes qu'on commencent à se faire massacrer : on ne touche jamais au ballon, toujours un adversaire sur nous, impossible de dégager. Bref, on est pourri! Mais attendez... Je me doute de quelque chose. Je compte les joueurs. Ils sont maintenant 12. J'arrête le jeu, fait comprendre que les règles sont faites pour avoir du plaisir et non pas pour faire chier. On recommence. 20 minutes s'écoulent. La même estie d'affaire arrive! Ils sont maintenant 13. Le pire, c'est qu'on réussi quand même à compter des buts. Je crie pour qu'on arrête le jeu, personne n'arrête. Il a presque fallu que je met en échec le porteur du ballon tellement ils comprennent rien. Trop de joueur encore. Le monde rentre dans le stade, nous voit, décide qu'il veulent jouer et entre sur le terrain. AH! ben oui tiens, il manquait justement un joueur. Personne ne demande de permission, on embarque, prêt pas prêt j'y vais. Je fais un superbe blague que seul moi comprend : On joue au football ici, on est pas entrain de coloniser le Tibet!

Enfin. Sinon, les chinois sont super show-off dans les sports. Que ce soit au basket ou au football. Ils mangent la balle pour montrer les deux moves qu'ils ont travaillé. Et quand ils ne fonctionnent pas, ils n'ont rien d'autre. Même qu'au football, il y en avait un qui a fait plein de fintes, de moves et trucs pour impressionner, mais un petit centre aérien l'a fait courber comme une fillette. Vraiment, les chinois sont bon seulement quand ils ont le ballon dans les pieds.

En passant, je me suis trompé. Les paquets de cigarettes commencent à 2 yuans et vont jusqu'à 80. Dérisoire.

Pour les photos. Ce sont les terrains de basket-ball. Et l'autre montre le développement du campus. Vous pouvez compter 4 grues. C'est juste sur le campus, je vous épargne le centre-ville.