samedi 2 mai 2009

De mon chinois

Je sais, je vous néglige(ceux qui me lisent régulièrement). Pour ma défense, j'ai quand même un horaire assez chargé et un quotidien assez régulier. Mais, j'ai finalement laissé tomber les cours de chinois cette semaine. J'ai deux nouvelles classe d'anglais le matin, ce qui entrainait la perte de deux jours de classe, combiné à la finition du premier livre et du commencement du deuxième qui est vraiment une grosse, grosse coche au dessus, j'en suis venu à la conclusion que je vais me consacrer au coréen. Le fait d'avoir peu de temps pour étudier entre les cours me retient dans mon apprentissage et j'aime mieux étudier à mon rythme qu'être toujours en semi-retard dans mes cours. Aussi, la langue chinoise est assez traître puisque l'usage de caractère prévoit une mémorisation ad infinitum. Le problème du manque d'étude, c'est l'oubli des caractères que tu as déjà appris. C'est frustrant au maximum. Je me console du fait que mon chinois que je maîtrise, qui n'est vraiment pas extensif, est assez bien parlé pour que les chinois me comprennent. Ce qui est assez difficile croyez-moi.

Sinon, pas grand chose de neuf. Le soleil est chaud, la semaine est assez monotone et je commence à avoir hâte d'aller en Corée. Si vous voulez quelque chose à vous mettre sous la dent, voici quelques trucs. Ma blonde a un GPA de 4.1, ce qui permet d'avoir une bourse qui couvre presque toutes ses études. Elle a appris le chinois assez vite, mais elle l'écrit mieux qu'elle le parle, principalement parce que ses études portes sur les anciens caractères chinois, aussi utilisés en Corée il y a longtemps.

Sinon pour moi, j'ai, pour la première fois depuis le triomphe mondial des spices girls, les cheveux longs. 4 mois sans coupe. Mon alternateur de courant chinois que j'avais payés 2 dollars est mort et je ne peux me servir de mon rasoir à cheveux. J'ai décidé que c'était un signe et j'arbore, maintenant, fièrement une chevelure dense à laquelle je n'ai aucun talent pour trouver une coupe qui me ferait bien.

Aussi, je suis au meilleur de ma forme. Je fais du jogging 3 fois semaines 35 à 40 minutes. Mon cardio pourrait pas être meilleur. Sauf que j'ai quand même une petite bédaine, résultat du bol de riz que je mange tout les jours. Le menu chinois est assez lourd en calories, mais il faut dire que les portions de la cafétéria sont faites pour nourrir des adolescents en pleine croissance.

Bon, je vous laisse à votre superbe été et j'essaie de vous entretenir plus souvent.

mardi 14 avril 2009

D'un printemps de 4 jours et autres nouvelles

Eh oui, l'hiver s'est terminé, le printemps est arrivé et maintenant c'est l'été par dessus bord! Vraiment, le printemps a duré un gros 4 jours où rien n'a fondu et il ne reste plus qu'à avoir chaud quand on dort. Ahurissant, comment la météo fonctionne ici. En plus, les chinois ne se déshabillent pas trop vite ici. Les gilets manches longues et les manteaux sont encore portés, malgré les 25 degrés. Comment ils font? Aucune idée.

Le truc que j'aime moins, c'est le rhume de marde que j'ai pogné la semaine passé. C'est la première fois que je suis un peu malade en Chine et ça été vraiment long avant de partir. Sauf que maintenant je suis toujours avec un nez congestionner pour une autre raison. Le rhume des foins. J'ai jamais fait d'allergie de ma vie, mais le pollen chinois envahit mes voies nasales. Il y a beaucoup d'arbres sur le campus et le vent souffle perpétuellement. Je ne me sens pas trop moi-même ses temps-ci, mais j'attends de meilleurs jours, bientôt.

Superbe nouvelle, j'ai mon premier congé en fin de semaine pour cause de journées annuelles de sport. On fait quoi? On va à Zhengzhou magasiner, manger au pizza hut et sortir dans d'autres bars. Pas trop loin, pas trop éreintant, parfait pour se la couler douce. En revenant, on a une semaine de cours et après on a des congés nationaux. Je ne sais pas quelles sont les dates, mais je sais que personne ne les sais. Ici, tout fonctionne à la dernière minute pour ses trucs là. Moi je planifie, mais quelque fois je tombe dans la merde pour ça. De toute façon, je pense que la dernière chose que cette université a à l'esprit, c'est l'éducation de ses étudiants. Drôle de chose à dire, mais c'est vrai.

Sinon, deux nouveaux profs, des américains. Un dans la cinquantaine, il a l'air d'un ancien hippie et les étudiants l'adorent déjà parce qu'il parle assez lentement. Un drôle d'accent par contre, je trouve que ça fait texan, mais enfin c'est pas vraiment ça. L'autre est dans la trentaine et a fait son bacc. en langue chinoise. Il a habité un an et demi à Harbin, une grosse ville au super nord de la Chine où il devait faire assez froid, se pratique pour le HSK et parle sans arrêt. Je ne sais pas si c'est parce qu'à Harbin il n'y avait personne pour converser, mais il n'arrête jamais de parler. Surréel. J'essaie déjà de l'éviter parce qu'une fois que tu es dans le collimateur, c'est dur de le semer. Non, mais il passe d'un sujet à un autre à une autre à une autre à une autre à une autre à une autre que je me crisse à une autre à une autre... Un moment donné, c'est assez.

jeudi 2 avril 2009

De la vie assez monotone de François

Bon, je commence à épuiser mes sujets d'écriture. Le quotidien est assimilé et les semaines ont l'air de passée trop vite. Bref, je me lève vers 7h, j'ai des classes de chinois de 8h à 12h, je dîne. Je fais une siesta de 45 minutes, je me douche. Ensuite, j'étudie un peu mon chinois et je finis l'après-midi en enseignant. C'est le jour de la marmotte. 5 fois semaines ou presque. La fin de semaine est assez libre, je bois de la bière avec les autres enseignants et j'essaie de jouer au basket-ball samedi et dimanche.

Ça commence à manquer un peu de couleur cette ville, surtout que le froid est revenu cette semaine. Je suis québécois. Ce qui veut dire que quand l'hiver est fini, le printemps est là. Et quand le printemps a fini sa ronde, c'est l'été. Tabarnak, on a eu une semaine entre 15 et 20 degré et une journée à 28! En ce moment, il fait 4 degré câliss. Disons que j'ai assez hâte que ça stabilise en haut des 15 degrés.

Mais avec le recommencement des classes, c'est le retour des Bowsis. Vraiment, certains étudiants me prennent pour une plante d'intérieur, sans jugement. Non mais, je me fais un immense plaisir de les "caller" en classe. Tu fais des devoirs de maths? Ok, mais pas dans ma classe.
Ce qui me tape sur les nerfs aussi, c'est le positionnement de ma classe. Elle est très proche de l'escalier et quand un étudiant, n'importe lequel, passe devant mes protes. Or, quand elles sont ouvertes, 90 % penche la tête dans la classe ou se positionne entre celles-ci. Tu entres ou sors. Ça me fait perdre ma concentration et me dérange dans le coin de mon oeil. Les chinois sont comme ça. Ils n'ont rien à faire alors ils assistent à des cours d'anglais aléatoirement. C'est comme pour se donner bonne conscience ou par simple ennui. C'est pas si mal, mais moi le manque de participation ne plaît pas vraiment. Tu entres ou tu sors.

Au moins mon chinois s'améliore, mais Dieu qu'un système sans alphabet c'est de la mémorisation à n'en plus finir. C'est pas ma grande force, mais c'est câlissement plus facile parler que toute autre chose. L'estie de dessin qui vient avec je ne sait pas c'est quoi. Je me suis rendu compte que les chinois devaient être ceux qui parle le plus vite au monde. Pourquoi? Facile, ils n'ont aucune consonne pour les ralentir. xiao, you, bing, bin, fa, kan, bi, etc. JAMAIS de consonne après la première. En fait, les consonnes n'existent pas, mais ça ne change pas le fait que la suite est toujours un son. Le chinois va vraiment trop vite pour moi pour l'instant. Il y a tellement de mot qui ont le même son que les reconnaître devient un beau casse-tête. En tout cas, vivement la fin de semaine!

mardi 24 mars 2009

Récits de voyage - Zhengzhou - Henan province

Je vous offre mon dernier bout de voyage qui a été fait dans la province où j'enseigne présentement. Cette province contient deux anciennes capitales, soit Kaifeng et Luoyang, mais la présente capitale est Zhengzhou.

C'est notre premier arrêt puisqu'il est trop tard pour continuer vers le fameux mont Song. On se prend un hôtel et on va dans un bar reconnu pour abriter des ex-patriés. Enfin, on se promène dans la vile avant et c'est fou comment une ville chinois ne paraît pas sa population la nuit. Le jour toutes les villes chinoises grouillent de monde, de voiture et de bicyclette. Le soir est une autre chose. Pourtant, Zhengzhou est la ville la plus populeuse de la province avec ses quelques 10 millions d'habitants. C'est beaucoup plus que New York. Or, la ville semble fermée vers 10 heures, relativement standard dans une ville chinoise. Petite surprise par contre, il y a des petits stands pour acheter des boissons, des cigarettes, etc., comme un dépanneur, sauf que c'est pas trop gros. Certains de ses dépanneurs vendent des ........dildos et autres trucs érotiques. C'est quand même assez drôles compte tenu de la nature ouverte du dépanneur, tout le monde peut voir de l'extérieur, en marchant simplement dans la rue. On a bien rit.

Notre aventure dans le bar s'est transformé en une petite désagréable aventure. Un lundi soir, il n'y avait finalement que nous qui n'était pas de la Chine. Après deux bière un groupe de chinois nous invite à leur table. Ils sont gentils avec nous, mais ils boivent comme des cochons. Non, mais si j'ai pas le goût de caller trois bières en 2 minutes, j'ai quand même le droit. Il y en avait un qui était tellement saoul qu'il est tombé par terre au moins 4 fois. Un des ses chinois parlait français, conséquence d'un voyage d'études de trois ans en France. Il était gentil, mais les autres commençaient à être assez éméchés et parlait politique, donc j'ai encore entendu : Fuck Sakorzy! Un des chinois parle en chinois avec Ji-hye, un autre veut faire un concours de bière avec Roger. Il l'a massacré, pas parce qu'il sait boire, mais parce que les chinois sont en général de très mauvais buveurs. Ji-hye avait l'air contrarié et on a décidé de partir. Roger allait rester et faire la fête. En embarquant dans le taxi, elle me dit pourquoi elle voulait partir. Le chinois qui parlait avec elle, lui reprochait de rester avec nous. Qu'elle ne pouvait pas nous faire confiance parce qu'on était pas asiatique. Qu'on était pas fiable et blablabla. Elle en a eu marre de lui répéter qu'on était des bons amis et on est parti. On pensait que Roger allait rentrer au petite heures du matin, mais il est rentrer presque 20 minutes après nous. Pourquoi? La bande a commencé à être très agressive et à le menacer de lui pêter la gueule. Mais comme il a de l'expérience comme moi et qu'il sait que les chinois ne se battent pratiquement jamais, il a pris son manteau et est parti. Donc, cette joli bande de nuls ont été vraiment trop con et cherchait des foreigners pour sûr.

Bref, c'est l'expérience la plus désagréable dans un bar que l'on a eu jusqu'à présent. Pas grand chose, si vous voulez mon avis. Je vous laisse, mais je n'ai malheureusement pas de photos. C'est une arrêt éclair de 12 heures, mais suite et notre visite du Temple Shaolin!

Bye!

jeudi 19 mars 2009

Récits de voyage - la province de Shandong

Après le Nouvel An chinois, notre groupe s'est fragmenté et chacun avait son petit plan pour le reste des vacances. Notre irlandais s'est payé un voyage à Séoul en Corée et à Kyoto au Japon, une semaine dans chaque ville. Prem est revenu dans notre petite ville pour passer du temps avec sa copine et Roger est le seul qui n'avait pas trop fait de plan pour le reste. Moi et Ji-hye en avons profité pour visiter la province de Shandong et Roger s'est joint à notre groupe de deux.

Notre première destination est un petit village de 400 âmes, qui contient des ruines de la dinastie Ming, soit du 17 siècle. Se rendre là-bas a été un peu dur. Les autobus s'arrêtent à 18h et nous étions à 15 minutes en auto du dit village quand nous sommes arriver au dernier terminus. Nous avons pris un taxi et quand nous sommes entrés dans Zhujiayu, j'ai remercié le ciel que Ji-hye soit avec nous. Je vous explique. Les petits villages vivent encore sous le joug de la lumière. Après 18h, beaucoup de personnes cessent toutes leurs activités et certains se mettent carrément au lit. Il n'y a pas de lampadaire, et comme il n'y a pas de raison de rester debout pourquoi pas. Il faisait noir en crisse et il n'y avait pas beaucoup de monde de réveillé vers 18h30. Le chauffeur de taxi nous a beaucoup aidé et a cherché avec nous un hôtel où on pourrait dormir. On a trouvé, mais comme tout village le chauffage était très déficient. Ainsi, le proprio nous a fourni des couvertures électriques pour nous garder en vie pendant la nuit. Le hic, c'est la qualité chinoise est assez médiocre. On avait peur de prendre des chocs électriques, mais on a finalement bien dormi.

Les ruines étaient très belle avec des chemins et des huttes encore en très bonnes états. Au sommet de la montagne du village, il y avait un superbe temple taoiste et j'ai sonné la cloche pour la chance. Si j'aurais parler chinois, j'aurais aimé discuter plus avec les gens du coin. Un journée assez relax et un beau village en panorama. Nous avons quitté en fin d'après-midi pour la ville de Tai'an, agglomération adjacente d'une des cinq montagnes sacrées de la Chine : Tai Shan.

Cette montagne peut être montée(certaine non), mais seulement une pognée d'empereur ont réussi son ascension. Ce qui ajoute au respect de celle-ci. La randonnée prend au moins 4 heures, mais le plus souvent elle prend en moyenne 6 heures. Des marches et des marches. Le premier 2 heures est relativement facile, mais le reste est éreintant avec ses escalier très à pic. J'ai vu certaines personnes vomir sur le côté tellement leurs tripes en prenaient un coup. La légende veut que la chance nous suivent après l'avoir conquérit. Elle est la plus vénérer des cinq montagnes sacrées et tout les chinois s'entendent pour dire que chacun devrait la voir une fois dans sa vie. Ils ont parfaitement raison. La montée a été quelque chose de très difficile, mais le panorama au sommet était indescriptible. L'air de la Chine n'a jamais aussi pur que là-haut et je me demande bien comment les moins bouddhistes et taoïstes, dans leurs temples respectifs, font pour y vivre l'hiver. J'ai vraiment adoré la montée, mais la descente nous l'avons faite à moitié. À la mi-parcours nous pouvons prendre un bus pour redescendre en bas. Nous étions exténuer et nous avons payer le prix assez cher pour un ride de 10 minutes, mais beaucoup beaucoup de personne ont choisi cette option. Il faut dire que l'on était encore dans la semaine de vacances du Nouvel An.

En bas, nous avons mangé dans un petit restaurant et la serveuse pensait que l'on venait de la province de Xinjiang. Elle est situé à côté de la Mongolie et des pays Stan(Kazakhstan, Tadjikistan, etc.). Beaucoup de personne ont des traits occidentaux et pour la plupart de religion islamique. On a dit non, non, on peut manger du porc sans problème. Ensuite, on s'est payé un massage de pieds pour nos muscles endoloris et s'était assez divin après une journée assez éreintante. Surtout que les masseuses étaient juste en haut de notre hôtel. Notre hôtel était assez moches, en Chine ça peut toujours être pire, mais il était propre.

Notre dernière destination était la ville de Qufu. Ville de naissance de Conficius, elle détient, à mon sens, le plus beau cimetière de toute la Chine. Celui-ci fait 5 km et a été épargné par le pillage et les ravages de la guerre pendant près de 2000 ans. Elle contient les maisons ancestrales et le temple original de la lignée de Conficius. Vraiment extra comme place. En plus, très petite ville avec 80 000 habitants, mais que du tourisme. Notre premier hôtel était correct, mais nous avons changé pour une auberge jeunesse qui venait tout juste d'être construite dans la ville. J'ai fait du lavage avec une machine pas automatique. Il fallait que je remplisse le bac manuellement, que j'aille ouvrir la valve pour évacuer l'eau, remplir manuellement encore pour le rinçage et transférer dans un autre bac pour essorer. Vraiment bizarre comme laveuse. Je me demande la différence de prix entre une complètement automatique et une comme celle-là et la raison pourquoi on en fait encore de ce modèle si désuet. Elle était neuve! Mais, il a fait chaud, il a fait beau, je me suis vraiment plus dans ce petit coin tranquille.

Pour moi et Roger, Qufu a vraiment été la destination surprise. Le premier soir, nous sommes allé manger dans un restaurant coréen et nous étions un peu amoché par le Soju, alcool de 20% coréen qui goûte assez bon. On décide de tester le nightlife. On se dirige vers une place qui annonce un KTV et un bar. Il n'y a pas beaucoup de monde dans le bar, mais 'est assez pour ne pas paraître vide. On veut commander de la bière et le gérant nous fait du 2 pour 1. Je pense que le monde de Qufu ne voit pas trop souvent des foreigners dans leurs bars, parce qu'on nous traitait en demi-dieu. Ce qui a été le plus impressionnant a été le plancher de danse. Pas à Beijing, pas à Shanghai, mais bien Qufu, il y a un plancher de danse qui bouge. Capotant! Vraiment, moi et Roger on s'est défoncé avec des chinois histériques qui nous faisait de la place pour nous voir danser. Il faut dire que les chinois ne savent pas danser, eurk. On a eu ben du fun, la surprise du voyage.

C'est assez je pense. Le restes des photos sont sur facebook.





mercredi 11 mars 2009

De l'économie en Chine

Si plusieurs d'entre vous se demande si la Chine va un jour prendre le contrôle de l'économie de la planète, je vous rassure que bien des choses pourront être faite avant cet avènement. La force de l'économie anglo-saxonne réside dans sa malléabilité, mais avance grâce à la concurrence des droits d'auteurs et des brevets. Bon, je sonne assez lourd après une semaine d'absence sur mon blogue, mais j'accouche. Le fait est que le Droit et la Loi nous protège des copieurs suceurs de profits.

Si les gouvernements occidentaux veulent ralentir l'économie de l'empire du milieu, ils n'ont qu'à exiger des avocats. C'est tout! La Chine, c'est le paradis des copies et des mauvaises copies. TOUTES les grandes marques sont copiées, et vendues dans toutes les villes de la Chine. C'est ridicule. Quand les compagnies décideront de s'en mêler, il va y avoir du chômage pour une couple de millions de personnes. L'ampleur de la tâche est énorme, mais je pense que c'est la responsabilité du gouvernement chinois d'anéantir ce fléau. Ok, j'exagère, c'est pas un fléau, mais c'est de l'argent perdu.

Les copies sont parfois dé-li-rantes! Vraiment, quelques fois, il y a un logo adidas et le Just do It(slogan de Nike) sur la même chaussure. Les Chinois ne savent pas beaucoup l'anglais et ne savent encore moins le slogan des compagnies, alors peu importe. Bien sûr, il y a des détaillants agréés dans les grosses villes. Le prix est souvent le même, quand Amérique du Nord, ce qui me déçoit beaucoup parce les chaussures sont fait ici même. Ils devraient sensément être moins cher. Si je vais en France, le vin est moins cher parce qu'il n'a pas traversé l'Atlantique.

Aussi, il faut "bargainer" notre prix. Ce qui est la chose la plus plate en Chine. Dans notre petite ville où j'enseigne, c'est pas si mal. Mais dès que tu es dans une grosse ville, c'est la merde. Pourtant, le marchandage est une méthode assez efficace de respect en vendeur et acheteur. Ici, en Chine, mieux tu négocies, plus tu es apprécié. Je suis d'accord avec cet aspect si un vendeur est bon, il se fait un peu plus d'argent et un moins bon, il en fait moins. Mais depuis que la Chine c'est ouvert et que le tourisme est au rendez-vous, je pense que les vendeurs sont tous simplement devenus des voleurs. À Beijing, si un vendeur te dit 40 yuans pour un item, tu dois payer maximum 10 yuans et il a fait un bon profit. Shanghai, c'est la même chose.

J'ai voulu m'acheter un sac à bandoulière pendant mon voyage, j'en vois un pas mal je demande le prix : 120 yuans! Et c'est clairement une contre-façon. Je ris. Elle m'explique que la qualité est vraiment top, meilleur que l'autre que je n'ai pas choisi etc. J'imagine que si j'avais choisi l'autre, elle aurait inversé son discours. Je fais non merci. Je fais trois pas en dehors du kiosque, le prix est descendu à 100 yuans, puis deux autres pas : 80 yuans, quand je finis de tourner le coin, elle me crie 50 yuans. Voyez mon point. Ce n'est plus de la négociation, c'est de l'arnaque. Payer trois à quatre fois le prix, c'est de l'arnaque pure et simple. Les Foreigners ont toujours plein d'argent! Vidons leurs poches! La première chose que j'ai fait en arrivant ici, c'est chercher le mot voleur en mandarin. Je vais m'en souvenir pour la prochaine fois. Je ne suis pas contre donner un extra à des gens qui travaille dur, mais quand on me prend pour le dindon de la farce, c'est une autre chose.

Bon, je n'ai pas écrit beaucoup sur ce blog cette semaine. J'ai recommencé à enseigner, mais j'ai aussi commencer le chinois à temps plein. Les cours de chinois pour les étudiants étrangers sont toujours le matin entre 8 et midi. Comme mon horaire de travail ne comporte que 16 heures situé seulement en après-midi, j'ai décidé d'assister à tous les cours matinaux. J'étudie pas beaucoup pour l'instant, c'est un peu avec la tâche enseignante, mais ça développe ma conversation et ma compréhension écrite. Je devrais être en mesure de parler assez bien le chinois d'ici la fin de la session, si je me fis au autres étudiants étrangers.

J'aurais donc un peu moins d'assiduité sur ce blog pour les 3 prochains mois.

Cette automobile est très répandu en Chine. En fait, le principe de trois roues est aussi appliqué aux camions. Ça n'a jamais l'air stable.



mercredi 4 mars 2009

Récits de Voyage - Beijing

Nous sommes à Beijing spécialement pour célébrer le nouvel an chinois, soit le 26 janvier. Cette année est l'année du boeuf('ox') et nous anticipons grandement les feux d'artifices qui seront mis à contribution. Malade mental. Vraiment, j'aurais pu intituler cette chronique, Beijing sous les bombes. Dès que le soleil s'est couché, vers 5h45, on est l'hiver, les Chinois ont commencé à faire pêter leurs pétards. Pas des petits, des espèces de boîtes qui ont des allures de lance-roquettes et qui donne un spectacle et un bruit ahurissant. Le bruit s'est arrêté vers 11h le lendemain matin. Tout simplement éblouissant. Les chinois font exploser des feux d'artifices pour éloigner les mauvais esprits pour l'année qui s'annonce. Multipliez ça par le nombre de commerces et de famille dans la ville et vous avez un capharnaüm digne de la Chine. Les bars ne sont cependant pas plus plein que les autres jours, même si rien n'est ouvert le lendemain. Ce qui est un peu bizarre pour moi. Mais on m'explique que durant la journée, on cuisine en famille, on mange ensemble et après on regarde la télévision. L'équivalent du Bye Bye québécois, qui regroupe tout le gratin de la société chinoise y fait sont apparition, ne dure pas une petite heure, mais bien 3! En fait, c'est plus un spectacle qu'une rétrospective de l'année terminée.Nous avons décidé de fêter le Nouvel An façon occidentale, avec beaucoup de bière. Beijing s'est réveillé avec des rues pleines de carcasses de pétards et de feux d'artifices, en plus d'avoir une odeur de poudre dans l'air. Ouf, ça doit enlever quelques jours à ta vie de traîner dehors après autant de poudre en suspension dans l'air.

Bon, je suis à Beijing LA capitale. Notre auberge jeunesse se trouve à 10 minutes à pieds de la place Tiananmen, de la tombe de Mao et de la Cité Interdite. C'est vraiment grand, immense et en même temps bondé de monde. C'est les vacances d'hiver et beaucoup beaucoup de monde se sont déplacé dans la capitale. Tellement que l'on ne pas visité la tombe de Mao, trop de monde. Les attractions, c'est la principale qualité de la ville. Son patrimoine culturel contient de nombreux temples, parcs, et monument qui ont survécu au saccage de la Révolution Culturelle. C'est la ville que l'on a le plus visité et il y avait encore des trucs à voir.

Ce qui a été mon coup de coeur durant le voyage à certainement été le spectacle d'acrobates. Il y en a plein à Beijing puisqu'il y a une école d'arts de la scène et de cirque très très réputée à Beijing même. C'est incroyable les trucs qu'ils font. Vraiment, le spectacle est indescriptible et la performance inimaginable pour un occidental. Faire tourner 5 assiettes sur des tiges en faisant des acrobaties, c'est pour moi surhumain, mais pour eux c'est "un autre jour au bureau". Les tours sur bicyclettes, avec des tremplins, les contorsionnistes, etc., nous ont surpris et complètement abasourdis. N'importe quelles filles de ce spectacle peut me casser la mâchoire avec un seul coup de pied, tellement leurs jambes sont musclées. Ce qui m'a moins plus par contre, c'est l'attitude des chinois à la fin du spectacle. La moitié de la salle s'est ruée vers la sortie avant même la fin. Je trouvais ça un peu gênant. Un brin d'applaudissement s'imposait, je ne demandais pas une ovation debout, mais bon. Notez bien, si vous allez à Beijing vous vous devez d'aller voir un de ses nombreux spectacles. S'il y a une chose que les Chinois font correctement, c'est ça.

La visite de la Grande Muraille de Chine a aussi été un souvenir assez bien. Notre auberge a un deal avec un un vieille homme qui organise des randonnées sur un pans non restaurer de la Muraille. Il fallait faire 1h30 de voiture pour s'y rendre et on s'est baladé pendant près de 3 heures sur des tronçons parfois pas sécuritaire de cet icône mondiale. Le gros problème a été la température. Dieu qu'il faisait froid! Le vent nous glaçait le sang et parfois nous bousculait sur un chemin déjà cahoteux. (Si vous vous demandez comment ça on peut faire ça en Chine, c'est parce que les avocats n'existe pas en Chine! Tu t'ouvres la jambe sur une roche, tu n'es pas malchanceux, tu es un imbécile!) Le paysage était fantastique et le feeling aussi. C'est extrêmement vieux comme construction et pourtant ça tient encore facilement debout.

J'ai aussi vu les installations olympiques. On ne peut y entrer, mais les photos la nuit valent le coup. Sur Facebook encore une fois, et bien d'autres.

Pour le moment voici : Le marché aux insectes, Le drapeau du Québec(qui était aussi à l'auberge de Shanghai), Un magasin qui vend des foetus de cerf, des "penes" de cerf(ce n'est pas les pâtes italiennes), L'avertissement dans l'entrée de la tombe de Mao(hilarant), La cour de notre auberge.





mardi 3 mars 2009

Récits de voyage - Aller à Beijing

Eh oui, c'est le tour de la capitale de venir faire un tour dans mes anales. Rappelez-vous que les autres professeurs étaient déjà là-bas, puisque moi et Ji-Hye avons fait un détour par l'ancienne capital de Nanjing.

Première chose pour arriver à Beijing, ce sera difficile. Les trains sont complètement plein et il ne reste que la classe luxueuse avec un prix gonflé par la proximité du nouvel an chinois, soit quelques jours seulement. Nous réussissons cependant à acheter deux places pour un bus de nuit. Ce genre de bus est sans siège, il n'y a que des mini-lits, tout juste assez grand pour ma grandeur et assez large pour mon bassin, mais pas mes épaules. Ji-Hye a détesté ce voyage, moi j'ai trouvé ça amusant. Seul problème, il n'y a pas de lumière. Vers 6h, tu peux plus. Alors les chauffeurs, il y en avait deux, mettent des films jusqu'à 10h30. Après, tu dors. Pas de problème.

Le problème, pour moi, a été l'arrivée. Je me suis fait réveillé vers 5h10 et vers 5h13, j'étais dehors à me geler les fesses en plein milieu d'une ville assez morte à cette heure. Les terminus d'autobus sont fait pour ceux qui partent et non ceux qui arrivent. On se prend un taxi, et on part vers notre auberge. Le chauffeur nous débarquent en plein milieu de nulle part, et nous pointent la direction à suivre. Je suis crissement pas sûr de lui et comme il n'y a personne à qui demandé je suis son conseil. On a tourné un petite demi-heure dans le quartier avant d'arrivée à la bonne rue, parce que bien sûr le chauffeur nous a débarqué à la mauvaise rue. Ensuite, nous avons passé l'adresse sans nous en rendre compte. Nous étions à trois pas de l'auberge jeunesse, mais il fait extrêmement noir en Chine, alors nous l'avons dépassé de seulement quelques mètres. N'oubliez pas que les numéros civiques sont pratiquement inexistants. Eh bien, imaginez-vous que les deux petits hôtels à nous avons demandé ne savait pas de quoi on parlait. Vraiment, c'est à 5 mètres de leur porte et ils ne le savaient pas. Drôle, très drôle.



vendredi 27 février 2009

De la société chinoise

Mon sujet d'aujourd'hui va avec une montée de lait évidente sur le malfonctionnement de la société chinoise.

Tout comme on dit souvent que les canadiens sont un peuple chaleureux et invitant, on peut dire que la Chine est tout le contraire. Le fait est que la mentalité, et la très populaire phrase, "il y a trop de monde en Chine", se répercute sur tout les aspects de leurs vies. Ainsi, les Chinois, et je parle tout les Chinois exceptés ceux de Hong-Kong et Macau, sont incapables de faire une file. Tu veux acheter un billet d'entrée pour le Temple Lama à Beijing, prépare-toi à donner du coude. Ça pousse, ça coupe, ça glisse sa main devant toi. Tu apprends vite que tout les coups sont permis, et vraiment les coups. Une petite tape sur la main du gars derrière toi et hop, il l'enlève. Au début je riais, mais à la fin, c'est assez irritant. J'ai l'impression que je perds mon tempérament à chaque fois et je n'aime pas trop.

Bon, en fait les Chinois sont très sympathique seulement si tu es son ami. Les amis sont très, très, très important pour eux, mais le reste valent pas un clou et mérite aucunement notre attention. C'est vraiment extrême comme conception du monde. Un ou l'autre, c'est, dans la plupart des cas, blanc ou noir. Ce qui me fait péter un plomb à chaque fois c'est de marché dans la rue. Rien de plus dangereux en Chine. Les piétons sont la lie de la circulation et non aucun droit sur cet univers asphalté. Combien de fois j'ai attendu patiemment mon petit bonhomme vert clignotant avant de traverser sur son apparition pour me faire klaxonner comme un malade par un gars en voiture qui n'a pas fait d'arrêt obligatoire et qui veut tourner à droite sur sa rouge? À chaque fois, je me dis que je vais frapper sa portière quand il me coupe, parce que oui, il te coupe parce qu'ils ont un char.

Les Chinois n'ont pas une cohésion sociale très solide. Que dis-je, ils en ont une seulement fait avec la ligne du partie. La ligne du partie à toujours été qu'il y avait trop de monde en Chine. Va la très mauvaise habitude de complètement se foutre de son voisin. Je veux surtout pas leur donner de leçon, j'ai pas de prétention de ce côté-là, mais Dieu que cet aspect de la vie Chinoise m'exaspère.

Ce qui est assez saisissant c'est la comparaison avec le Japon. La Chine et le Japon ont eu de nombreux conflits entre eux, faute facilement imputable à leur proximité géographique. Cependant, plusieurs chinois que je connais m'ont dit qu'ils considèrent les Japonais comme leur frère, tout comme les Coréens d'ailleurs, parce qu'ils sont asiatiques dans le sens le plus ethnique du terme. Ils ont raison en ce sens, mais la solidité du noyau sociale du Japon n'a rien avoir avec la cacophonie qui ici en Chine. Enfin, c'est peut-être moi, mais c'est comme si je comparais le Canada à la Russie. Oui, nous blanc pur laine, mais c'est assez loin de se ressembler.

La situation ne changera pas de sitôt par le problème évident de centrisme de Chinois, doubler de la difficulté d'aller étudier à l'étranger, ou même de voyager en dehors de la Chine. Le Yuan étant beaucoup trop bas pour penser aller le dépenser ailleurs, les Chinois n'ont pas besoin de sortir de leur pays pour voir du pays. La Chine offre tout ce qui peut se faire en terme d'attractions touristique : Plage, ville chaude, hôtel de glace, montagnes, etc. Mais pour ce qui est de bousculer leur conception de la vie, c'est pas le meilleur moyen. 1,3 milliards, d'inscrits je dis puisque beaucoup pensent que c'est bien plus, à ouvrir sur le monde, est une tâche herculéenne j'en conviens . Le discours politique est annoncé par le partie, ce qui nous donne des situations assez cocasses. J'ai entendu maintes et maintes moins dans les bars, parce que c'est quand ils boivent que les Chinois parlent politique, Fuck Saicossi! Quoi? Fuck Sakorzy! Eh oui, le Président Français s'est permis de faire la leçon et maintenant tout les Chinois le détestent.

Ne vous inquiétez pas, j'ai quand même un plaisir fou ici. Même que je repars en vacances lundi ou mardi. La vita e bella!

Ma vidéo prise à la cité interdite

mardi 24 février 2009

Récits de voyage - Nanjing

Petit arrêt entre Shanghai et Beijing, l'ancienne capitale Nanjing. Nan veut dire sud et jing veut dire capital. Si je vous dis Beijing vous me dites ? Eh oui, la capitale du nord. Les autres profs n'ont pas mis cette destination sur leur itinéraire, mais Ji-Hye voulait absolument voir cette ancienne capitale, alors on y va. La ville est comme toutes les villes de Chine, smog, insupportable trafic de voiture, des vendeurs pourris, etc. Mais tout de même la ville ne compte qu'une seule ligne de métro et les autobus ne sont pas très difficile à déchiffrer. Bref, l'urbanisme fait du sens, ce qui fait changement pour une fois. L'auberge jeunesse est situé très près du centre Fuzimiao avec des magasins et des restaurants à la tonne. En plus, je ne sais pas si c'est un manque de marketing ou si Nanjing durant le nouvel an est plate comme un house party à Ottawa, mais il n'y a pas beaucoup de monde. Pour chaque attraction, il n'y avait presque personne et nous avons donc pris notre temps sans trop être pressés. Autre chose très très cool, je me suis retrouvé tout seul dans ma chambre-dortoir à 7 lits. Certaines auberges exigent que les hommes et les femmes soient dans des chambres différentes, ça évite des dérapements. Ji-hye partagent avec 4 autres filles, et je suis seul dans ma grande chambre. Quand vers 23h je vois que je suis toujours seul, bien oui, on dors à deux.

Les attractions de Nanjing étaient vraiment très bien. Les chinois ont un musée de l'Holocauste pour commémorer leur propre nettoyage fait par qui? Et oui, les japonais! Il y a plusieurs livres sur le massacre de Nanjing(quelques fois écrit Nankin, va savoir pourquoi). C'est pas 6 millions de juifs et ce n'est pas non plus un mode de suppression méthodique, mais quand même 300 000 chinois en 6 semaines, c'est du coeur à l'ouvrage, compte tenu des forces limitées de japonais. Il y a une évaluation à 500 000 personnes tuées avant d'arrivée à Nanjing. Bon en mal en, c'Est presque 1 millions de Chinois tués en 6 mois. Aussi, comme en occident, il y a des négationnistes et des révisionnistes japonais qui refusent de croire qu'une telle chose ait pu arrivée. Malgré les preuves accablantes, c'est fou comment certaines personnes refusent de voir la vérité en face. Bon enfin. Le musée a, à mon avis, les plus belles statues de bronze contemporaine de la chine. L'exposition relate un très grand pan de l'histoire de ce massacre, jusqu'à l'arrestation des japonais au retour de l'invasion. Il y avait de nombreux tableaux montrant les méthodes employées pour les tuer. Assez simple, ils les tuaient chez eux, parfois enterraient les corps, ou allait sur la plage pour pousser les cadavres à l'eau. Un montagne de cadavres, c'est assez désolant. C'est aussi le seul musée où un étranger doit s'inscrire à l'entrée, enfin dans ceux que j'ai visité. Je ne sais pas trop pourquoi d'ailleurs. Si j'étais japonais je saurais pourquoi, mais non, Ji-Hye a passé sans question et pourtant elle est Coréenne.

Il y a aussi d'autres grand monument dans cette ville, comme le mausoleum de Sun Yat-Sen. Le père de la Chine moderne. J'ai pas trop compris pourquoi parce qu'il n'y avait pas beaucoup de traduction en anglais, mais c'est une icône national et son mausoleum est immense. Il y a aussi le parc des Martyrs. Martyrs de quoi? je ne le sais pas vraiment, manque d'informations en anglais. Vraiment un très grand parc avec plusieurs temples et un arrangement floral assez impressionnant. Sinon, le quartier Fuzimiao pendant le jours était bien, mais le soir c'est assez Las Vegas tellement il y a de lumières. J'ai quand eu l'attraction avec le pire rapport qualité-prix de toute la Chine. Si le musée de l'Holocauste était gratuit, le temple du Fuzimiao(Fuzi confucius et miao temple) était 30 yuans. Pas grand chose, mais quand tu fais le tours en 20 minutes et que tu as eu le temps de tout lire, c'est pour moi une arnaque.

Mon impression générale de la ville est très bonne. En plus, on m'a dit que Nanjing abrite d'excellentes universités, ce qui veut dire que sa population étudiante étrangère est meilleure que dans les autres grandes villes. J'ai bien aimé mon séjour.

Voici quelques photos du quartier Fuzimiao la nuit, le reste est sur facebook.





samedi 21 février 2009

Du recommencement des classes

Bon, je dois vous avouer que je ne suis pas encore retourner au travail. Pourquoi? je ne le sais pas. Peut-être que notre directeur de département est très incompétent ou bien on est pas trop pressé de nous envoyer enseigner. La session recommence le 16 février exactement. Tous les professeurs sont de retour pour cette date. On nous apprend que nous, nous commençons le 22, soit dans deux jours. Or, tous le monde reçoit un horaire cette semaine sauf moi et un autre prof un peu sénile. Bon, je m'en crisse un peu, c'est quand même pas moi qui doit m'arranger pour avoir mon putain d'horaire, il y a toujours des limites.

Vendredi, hier, toujours rien reçu. Je rencontre le prof un peu sénile qui me raconte que lui a demandé quand il aurait son horaire. Réponse : dans deux semaines! Or, pour nous deux ce serait ça. Malade. Je pense retourner sur la route tellement je commence à m'ennuyer. Un petit voyage vite fait bien fait, quand c'est complètement hors saison en plus. Je vais voir. Mais ils aiment ça nous payer à attendre. Je ne sais pas, mais je pensais qu'un chimpanzé pouvait faire un horaire, mais trois semaines de vacances de plus c'est pas moi qui va m'en plaindre. Quand je compte les jours, c'est 31 jours de janvier et 22 jours de février, pour l'instant. Si je compte deux autres semaines, c'est un total de 67 jours. J'ai quand même mes paies de 5000 yuans par mois sans lever le petit doigt.

Ce qui est bizarre, c'est que toutes les autres classes semblent avoir commencé comme prévu cette semaine. La population étudiante a repris ses crayons et ses cahiers et nous sommes revenu de vacances pour poirauté encore un peu. J'ai pas encore repris mes leçons de chinois, mais je me suis un peu amélioré avec la télé. Quelques fois, je compare les sous-titres avec le dialogue anglais, ça aide à construire des phrases cohérentes en chinois.

Les photos ont été prises au musée de l'holocauste de Nanjing, prochaine destination de mes récits.






PS : Je lis un peu les nouvelles sur cyberpresse, mais l'autre jour j'ai pas trop catché. Quelqu'un peut-il me renseigner sur l'expression "la plotte à terre"? Tout les caricaturistes en ont fait leur plats du jour.

lundi 16 février 2009

Récits de voyage - Shanghai

Deuxième destination de notre super voyage : Shanghai.

C'est dommage, seulement ma deuxième entrée et déjà ma destination favorite dans mon voyage. Vraiment la ville Hip! de la Chine. 18 millions d'habitants, des masses de béton, du traffic sans bon sens, des bars remplis à craquer, un nightlife varié, un centre urbain aussi chic que développé.

La ville la plus massive de Chine est une destination pour ceux qui veulent pouvoir dire : "J'ai fêter comme un malade à Shanghai!!" Et malade, c'est le mot parce que la Chine n'a pas d'heure limite pour vendre des consommations alcooliques. Ainsi, très peu de tenanciers ferment leurs portes à 3h. Dans les plus petites villes, certains bars peuvent fermer vers minuit ou une heure du matin, faute de clientèle. Shanghai, je peux affirmer, est hors de contrôle. On est sorti dans des bars avec de la musique électronique, et de la bonne, pas de la cheapette. Les DJs étaient étonnamment bon. La bière pas cher, quelques fois les shots de forts étaient dilués un peu, mais pour le prix on s'en commandait une autre tournée.

On est sorti dans un gros club pour danser un peu. Mental. Le club était vraiment top classe, avec des "booths", qu'il fallait malheureusement payer. On s'est rabattu sur les tables normales et on s'est saoulé au long island ice tea. L'alcool n'était pas donné, mais la musique était super et le plancher de danse prêt à être défoncer. J'ai vu des chinois ultra-riche. Je plaisante pas. À cet endroit, quand tu commandes du Champagne, du vrai, pas du mousseux, on te l'amène avec un feux de bengale dans le sceau. Or, un gars en a commander 10 en même temps. Ça en fait de la lumière ça messieu! Pour ceux qui ne savent pas, c'est au moins 120$, quand tu l'achète dans le bar bien sûr, mais c'est sûrement plus cher en Chine parce que personne ne tient ce genre de trucs en inventaire, seulement les plus gros club. La soirée a fini aux petites heures du matin et le lendemain a été difficile.

J'ai fait la connaissance d'un "rich kid" chinois. Il m'a invité dans son "booth" avec ses amis et nous avons bus des shooters d'alcools de chocolats ou quelque chose dans le genre. Il m'a ensuite présenté sa blonde et le reste de ses concubines. La Chine est un peu bizarre pour ça. Les riches ont des femmes et des blondes. Je sais pas trop encore comment ça marche, mais je vais me renseigner et je vous en fais un portrait dans une prochaine entrée.

Pour ce qui est des attractions à Shanghai, c'est assez pauvre. Culturellement moins riche que Beijing et Xi`an, Shanghai se sert de sa nouvelle notoriété pour attirer la population occidentale voulant faire la fête. Nous avons visité l'aquarium, l'ancien quartier Français et le musée de Shanghai. L'aquarium est un aquarium, mais au prix chinois, donc pas cher. J'ai vu une famille de français de France, et je me suis pissé dessus à les entendre parler. Ça fait un bout que j'ai pas entendu parler français. Le quartier français est comme le Vieux-Montréal. Ben beau de dehors, mais coûtant extrêmement cher à l'intérieur. Les vendeux de gogosse font la piasse avec des touristes bien nanti, mais toujours les même trucs qu'il y a partout en Chine. Le musée de Shanghai avait l'entrée gratuite. Et pour cause, ses expositions étaient un peu fades et répétitives.

Quand je suis parti de Shanghai, je rêvais de Shanghai. C'est le genre de ville urbaine où un occidental s'intègre très bien. Moi qui adore le transport en commun. Si je reste en Chine, je vais probablement regarder de ce côté avant de faire un choix et je vous la recommande fortement pour votre prochain voyage.

PS: J'ai ajouté mes photos sur facebook, en plus de ceux-ci.






lundi 9 février 2009

Du transport en Chine

Toujours conscient de l'éducation d'autrui, tant avec mes élèves qu'avec vous chers lecteurs, je vous entretien aujourd'hui sur les transports.

J'ai pris le train, le bus, le taxi et le taxi-bicyclette. Pour le taxi-bicyclette, ça va. C'est assez impressionnant de voir une madame de 55 ans te pédaler jusqu'à destination avec trois passagers. Surtout quand elle est à une année lumière d'avoir un profile de Lance Armstrong!

Le taxi, ça varie. Quand les chauffeurs voient que tu es un Foreigners, ils peuvent essayer de te fourrer en te disant un prix qui n'a pas de sens. Ou bien il ne veulent pas y aller et te disent un prix qui n'a aucun sens et tu refuses. Un ou l'autre, mais la plupart du temps, on se fie au compteur. Règle numéro 1, les chauffeurs ne savent absolument pas ou c'est. Tu lui donnes l'adresse, tu lui dis c'est dans quel boutte. Le reste est de la pur chance. C'est pas temps de l'incompétence que du manque de repères dans les villes chinoises. Les numéros de portes ne sont jamais très visible et il faut toujours chercher un peu à pied où c'est. Il y en a des meilleurs que d'autres, mais le pire c'est à Beijing. Bordel, si tu le sais pas, laisse-moi pas descendre du taxi au milieu de nulle part! Anyway...

Pour ce qui est du train et du bus, un seul mot : cohue. C'est la cohue, le bordel, le chaos, la pagaille, le désordre, l'anarchie, le bourbier, l'apocalypse, ok j'exagère, un pandémonium à tout le moins. Les stations de trains sont toujours pleines à craquer de monde, ça se bouscule, on entre enfin dans les wagons et tout se rectifie s'alignent et le calme revient. Pour avoir des billets, c'est une espèce de trucs d'initiés parce qu'il faut les acheté d'avance ou passer par une agence qui revend des billets, une espèce de scalper. Tout les billets les moins cher partent assez vite, mais les "haut de gamme" sont presque jamais complets. Nous avons dû prendre un soft sleeper, le meilleur, pour faire Zhengzhou-Hangzhou, un voyage de 18 heures. On pouvait pas acheté de billet avant notre départ parce que la ville où nous sommes est trop reculée pour avoir des initiés. Pas si pire en fait du compte, les loges étaient superbes et le voyage très agréable.

Pour ce qui est de l'autobus, c'est vraiment très, très, très pratique. Les bus ont des heures assez approximatives. Pourquoi ? C'est simple, il y en a tellement par jour que c'est difficile de respecter les horaires au pile poil. C'est assez souvent au 20 minutes. Tu te rends à la gare, tu achètes ton billet et c'est fait, tu es parti dans la prochaine demi-heure. Ça commence à 6h30, jusqu'à 18h. C'est un peu ça le problème parce qu'il faut planifier nos déplacement en fonction de la fermeture des gares. Petit désagrément pour un moyen de transport qui est bien trop pratique. En plus, les autobus sont toujours plein, ou presque, sauf qu'ils vont moins vite qu'en Amérique du nord. Une voyage de 100 km va sûrement prendre 1 heure 45, au minimum. Pour les grands voyages, c'est moins pire parce qu'on prend la grosse autoroute à péage. Il y a même des "sleeper bus", où il n'y a pas de siège, mais des petits lits. C'est ce qu'on a pris de Nanjing à Beijing, 14h de bus. C'est vraiment pas si mal. Les lits sont un peu petits parce que les chinois sont petits, mais sinon on a rien d'autre à faire que de dormir parce qu'il n'y a pas de lumière pour lire. Donc après le film de 20h, on dort ou on écoute de la musique.

Un des gros inconvénient des gares, autobus ou train, de la Chine, c'est l'arrivée. Je compare ça à sortir le bétail de l'enclos. Il n'y a pas de station pour se reposer, ou acheter des trucs, ou un truc à téléphone. Non, tu débarques sur la chaussée, entouré d'une trentaine de bus qui essaie de circuler, la sortie est par là, si tu sais pas où tu es, tu ferais mieux de le trouver vite parce que tu es dans la rue. C'est pas un si grand problème, mais quand nous sommes arrivés à Beijing, c'était à 5h du matin et ça faisait seulement 5 minutes que j'étais réveillé, je l'ai trouvé moins drôle. Et il faisait froid à Beijing.

Voici une petite vidéo de Shanghai où notre dîner à été fait pour un prix dérisoire.

Récits de voyage - Hangzhou

Premier récit de voyage. Je n'éteins pas mes interventions hebdomadaire, mais comme pour l'instant rien ne se passe ici, j'en profite pour vous instruire de mon voyage.

Hangzhou, ville de 6.5 millions d'habitants. Pas trop de pollution, mais pas trop ne veut pas dire aucune. Le smog est pratiquement partout en Chine. En fait, je ne suis pas sûr dans le sud de la Chine, mais je vais vérifier cette été puisque je veux y faire un tour. Bon, un superbe lac autour duquel est aménagé de nombreux parcs. Ce qui fait une belle balade d'après-midi. Je croyais qu'il allait faire plus chaud, mais on se les gèle assez solide. C'est seulement temporaire puisque la température moyenne est beaucoup plus douce à ce temps-ci de l'année. Or, il fait froid et en Chine le problème, c'est que l'isolation est inexistante. L'auberge jeunesse est pas trop mal, mais ce qui importe le plus au chinois c'est leurs estie d'air climatisé. Pas moyen de chauffer la baraque! On a pas eu trop de problème avec nos auberges jeunesses durant tout le voyage, mais quand tu sors de ta chambre il fait froid.

À Hangzhou, j'ai eu le meilleur et le pire des attractions touristiques de la Chine. Pour 5 yuans, j'ai visité un superbe temple taoiste qui contenait de superbe décorations de dragons. Et j'ai vu le mausoleum de Xue Fei, icône et héros national. 35 yuans, et une visite des plus plate, un manque de lumière et pas grand chose à voir. Aussi, j'ai visité un très beau temple bouddhiste(et j'en ai visité des temples que j'en suis un peu écoeuré pour un bout), qui avait le meilleur panneau pour touriste que j'ai vu en Chine. Quand les Chinois visitent un temple, ils achètent de l'encens, beaucoup d'encens. Plus t'achète d'encens, plus ta l'air d'y croire. Hors, ce panneau disait : " La Foi est beaucoup plus que de brûler de l'encens." Et paf! dans les gencives! Vraiment, c'est tout ce qu'ils font les chinois, aider son prochain, respecter l'opinion de l'autre, ne pas faire à quelqu'un ce qu'on ne ferait pas soi-même, etc. C'est pas leur tasse de thé, il faut bien qu'ils se l'avouent.

Nous sommes sortis dans un irish bar. Je sais un irish bar en Chine, ça vaut ce que ça vaut, mais c'était assez bien. Cher, mais bien. Ça fait un peu de bien de voir autre chose que les 3 bars de Jiaozuo. En plus, nous avons été dans un bar de live band et de danse. La soirée était consacrée à la salsa. Premier constat : les chinois savent danser, ils savent les pas par coeur et peuvent démontrer un certain talent. Deuxième constat : la salsa n'est pas pour eux. Les chinois sont assez conservateurs, donc ils manquent assez crûment de laisser allé, d'aléatoire, de spontanéité et de volupté. La salsa est très sensuelle comme danse et je vous dis qu'il n'y a pas grand chose de moins sensuelle qu'un chinois. C'est un peu trop mécanique à mon goût. Par contre, je suis sûr qu'ils sont maître dans l'art de danser en ligne.

Voici quelques photos, mais un album sera sur Facebook, c'est plus pratique.





samedi 7 février 2009

De mon retour à Ghost city

Bon, je reprends mon blog là où je l'avais laissé. En piètre état, avec seulement une entrée depuis mon départ.

Je suis revenu hier après 25 jours de vacances, en exploration du territoire sous la gouverne des Chinois. Moi et Jihye avons mis notre backpack par terre avons pris une douche, mangé un bol de nouilles et sommes allés nous faire masser. Divin. On était assez content de retrouver nos appartement respectifs, mais j'ai déchanté un peu ce matin m'apercevant que rien sur le campus n'avait réouvert ses portes. Je parle du supermarché à côté de chez moi et des 4 cantines qui nourrissent la clientèle universitaire(dieu que c'est HEC comme terme) chaque session. Et j'avais rien dans mon frigo ce matin. Quand tu reviens de voyage tu veux pas trop te casser la tête avec la bouffe. L'épicerie la plus proche est assez loin, on doit aller en taxi. J'ai fait des emplettes, mais le problème c'est que je ne sais toujours pas comment cuisiner la bouffe chinoise, d'autant plus que je ne lis pas les étiquettes. J'improvise pour la fin de semaine et j'espère que lundi, tout le monde sera de retour de vacances.

Les vacances sont longues en Chine. Prenez moi par exemple. J'ai passé 25 jours à l'extérieur, mais si je compte le dernier jour d'école et le premier jour de la prochaine session, c'est un intervalle de 42 jours. Il me reste encore une belle semaine pour me reposer.

Dans ce voyage, j'ai pris 779 photos et dépenser près de 9000 yuans. Une aubaine, mais si je compte seulement mon salaire, je n'aurais pas pu voyager tout ce temps si je n'avais pas eu une paie pour le mois de janvier. Je suis payé 10 mois sur 12. Donc juillet et août, je ne suis pas payé. Ça tombe bien parce que je ne travaille pas! Pourquoi nous payer en janvier même si on ne travaille pas ? Je ne leur poserais pas la question c'est sûr.

Des entrées seront rédigées cette semaine pour votre bon plaisir, mais pour le moment ma plus grosse barbe à vie. 25 jour sans se raser, je voulais voir si j'étais un homme à barbe. Jamais plus, je vous le dis.(En ordre décroissant!)



vendredi 30 janvier 2009

Yep!

Salut tout le monde! Juste pour vous dire que je suis toujours en vie. J'ai fait Hangzhou, Shanghai, Nanjing, Beijing. Et maintenant, je fais le dernier droit : Zhujiayu, Tai Shan, Qufu, Song Shan, Luoyang. Pas pire, j'ai bien des kilometres de fait. J'ai bien des histoires, des photos et un nouveau tatoo. On se revoit bientot.

vendredi 16 janvier 2009

De mes trentes ans! Et de mon voyage!

Eh oui, le 1 janvier j'ai appris que j'avais 30 ans! Pourtant, je suis au mois d'août de l'année 1980, comment un chose pareil puisse arriver? Moi-même j'ai beaucoup de difficulté à prendre cette perte soudaine de 730 jours. Je vous raconte comment ça c'est passé.

Un beau jour d'été, j'ai décidé d'aller faire un tour l'autre bout de la planète question de faire changement. Dans ce bout de planète, j'ai rencontré plusieurs personnes dont une Coréenne du nom de Moon Ji-hé, Moon étant son nom de famille. Après maintes rencontres entre amis où nous étions les deux conviés, des sentiments envahir mon coeur de pierre. Eh oui, je vais vous l'annoncer : j'ai une blonde. Je l'adore.

C'est pourquoi maintenant, j'ai trente ans. Les Coréens comptent leur âge de deux manières. De un, peut importe la date, c'est l'année qui compte. Donc, après le jour de l'an tout le monde à un an de plus. Ce n'est pas qu'il ne fête pas leur anniversaire, mais il compte leur âge comme ça c'est tout. Ensuite, la deuxième manière de compter c'est d'ajouter une année puisque ce peuple péninsulaire prennent compte du temps passé dans le ventre de la mère. Il n'ajoute pas neuf mois, mais bien un an pour faire rond. J'ai donc trente ans en ce moment même. Moi, qui voyait venir la trentaine avec un certain mépris, c'est une gifle bien placé que je reçois. Où sont passé mes deux années? Bon je dramatise, j'ai toujours 28 dans ma petite cervelle de moineau. Bon moyen de digresser sur le merveilleux sujet de ma nouvelle copine.

Autre notion que certaines personnes de mon lectorat aimeront : la langue. Oui, elle est humide et située dans la bouche, mais parfois aussi un moyen de communication. Tous le monde connais le procédé sujet-verbe-objet? Facile, je-vais-en Chine. Les Chinois préconisent cet agencement autant que la langue française, italienne, anglaise, portugaise, et j'en passe. Cependant, le Coréen se parlent comme le latin et la langue allemande, soit sujet-objet-verbe. Compliqué vous dites? Je ne sais pas, mais quand tu écoutes tu peux facilement savoir quelle est le verbe dans la phrase. C'est un peut comme dire "je t'aime", mais genre "je toi aime". De plus, le Coréen a reçu la mention de langue la plus logique du monde par le magazine Discovery en 1994. 10 voyelles et 14 consonnes que l'on agencement en paquet de trois et exceptionnellement quatre pour faire une syllabe. Ça fait des prononciations entre l'espagnol et le russe. Genre : gouk, lan, moun, bou, san, kiok, niok, etc. Ça pique vraiment ma curiosité, mais on m'a dit que le système de verbe était un peu difficile. À cela, il faut ajouté un système de politesse basé sur son propre âge et l'âge de son interlocuteur, et aussi sur notre sexe et le sexe de notre interlocuteur. Ça, pour moi, c'est bizarre et un peu dur à comprendre. Pour l'instant, je me pratique avec l'alphabet. Je peux presque déjà le lire tellement c'est facile(je comprends que dalle d'ailleurs).

Bon, je dois vous dire que je ne vous écris pas en direct. J'ai écrit cette entrée vendredi pour la simple et bonne raison que je pars en voyage dimanche ou lundi. Je suis donc déjà en voyage avec les autres profs du département et ma bien-aimée. Je pars pour Hangzhou, Shanghai et Beijing. Nous voulons être à Beijing pour le Nouvel An Chinois, le 26 si je ne m'abuse. Il va encore nous resté 2 semaines de vacances, donc après nous faisons chemin à part. L'Irlandais va au Japon et à Séoul. Les Américains vont au nord. Moi et ma douce allons visiter la province de Shangdong qui habrite presque tout les temples de conficius et une des 5 montagnes sacrées de Chine. Ensuite, je ne suis pas encore sûr tout dépendra du temps que nous prenons, mais sûrement l'ancienne capital de la Chine soit Luoyang. Et pour finir, le mont Song qui est l'endroit de naissance des arts martiaux Shaolin. C'est de plus en plus commercial me direz-vous, mais ça vaut la peine d'aller y faire un tour, ne serait-ce que d'assister aux prouesses incroyables des moines.

Sur ce, vous pouvez continuer à m'écrire, mais sachez que mon blog ne sera pas beaucoup alimenter pour un petit bout. J'apporte du papier et des crayons et je vous raconte en revenant. Souhaitez-moi bonne chance.




lundi 12 janvier 2009

De mon premier voyage en terre du milieu

C'est fait, j'ai fait mon premier saut en backpack. Bon, vous allez me dire que trois jours c'est vraiment pas long et vous avez raison. Mais comme je n'ai jamais vraiment fait de backpacking, ça m'a permis de prendre quelques rudiments de la chose parce que cette semaine je vous abandonne jusqu'à la mi-février. Je suis sur la route pour tout ce temps. Destination, Hangzhou, Shanghai, Beijing, Song Shan, et bien d'autres places pas encore décidées.

Premier constat de cette escapade, je catche pas mal vite comment tout fonctionne en Chine. Tu te sers, pas vraiment de permission à donner ou à demander. Il faut dire que nous sommes allés dans un endroit assez beau, mais assez reculé et en plus en plein hiver. Il n'y avait même pas 10 touristes dans le village qui en reçoit 1000 chaque jours pendant la saison forte. Assez simple, il n'y a pas de resto. Tu demandes et ils te disent ce qu'ils peuvent te faire et tu commandes.

Le premier hôtel que nous rencontrons semble bien, nous prenons deux chambres avec trois lits chaque. Nous sommes 6, bien sûr. Mais vu qu'il n'y a pas beaucoup de monde en hiver, la bâtisse n'est pas très chaude. En fait de la buée en parlant tellement il fait froid dans la chambre. Les chinois ne connaissent pas vraiment le froid, ils y sont habitués parce que l'isolation est plus souvent qu'autrement déficiente. Je décide de mettre tout les lits sur le calorifère puisqu'il n'y a aucune chance que le prennent avec cette température. La nuit n'est pas si mal, mais c'est probablement la nuit la plus froide que j'ai connu de ma vie.

Le réveil est d'autant plus brutal que j'ai fait un dégât pas possible dans la chambre. Et oui! Je me suis surpassé cette fois-ci. En approchant les lits, je ne me suis jamais rendu compte qu'il y avait une valve. Et cette valve n'était pas débloqué. Et dans cette valve, il y avait de l'eau chaude pour le calorifère. Je l'ai ouverte pendant la nuit. Et, par miracle, je l'ai refermée pendant la nuit. On s'est réveillé avec un pouce d'eau dans une chambre au bord du point de congélation. Haha! Le pire dans tout ça est que j'avais pris mon sac à dos pour me servir d'oreiller. Rien n'était mouillé, au contraire de mes co-chambreurs qui ont eu leur linge lourdement trempé. Mais il faut dire qu'il avait un maximum de linge sur le dos parce qu'il faisait très froid, petite chance. On a regardé d'autre hôtel pour savoir s'il y en avait de meilleur. Nous avons changé au profit d'un qui avait un chauffage plus efficace et durant la journée tout a séché.

Pour ce qui est de l'endroit, il n'y avait pas autant de couleur que pendant l'été. Mais c'était quand même assez beau. Les montagnes et nombreuses formations rocheuses avaient beaucoup d'attrait. Vous pouvez allez voir les photos sur facebook. Je ne sais pas trop comment exprimer un voyage dont vous n'avez aucune référence alors, je laisse les images parlées d'elles-mêmes.

Pour ce qui est du coût, 250 yuans pour 3 jours. Ri-di-cule. Vraiment, assez trippant le prix des trucs ici. Et j'anticipe mon voyage qui commence le 13. J'ai une autre entrée de programmée cette semaine, sinon je vais délaisser ce blog probablement pour un petit bout. Ne vous inquiétez pas, je serais prudent et je vous tiens au courant quand je peux.



mercredi 7 janvier 2009

De l'audace de mes étudiants

Donc, comme promis voici un petit résumé de ma semaine d'examen. Les cours d'anglais assez facile, c'est un examen oral. Ils entrent, je leurs pointe une question. Ils doivent parler au moins 2 minutes et après je leur pose des questions si nécessaire pour compléter 4 minutes. Pas si dur, mais il y en a vraiment des pourris qui n'avait aucune compréhension de la question ou même de mes questions. Bref, quelques fois éreintants et quelques fois surprenants.

Pour l'examen de français, c'est une toute autre histoire. J'ai été obligé de le faire par écrit puisque personne ne parle français après 5 semaines de cours à raison de 2 heures par semaine. Les élèves ont tellement chialé que j'ai dû leur accorder la permission d'apporter leurs notes de cours. Tellement trop facile me direz-vous. Je sais. C'est pourquoi j'ai mis une contrainte de temps : 50 minutes. Pas une de plus. J'ai deux types de classes. Deux "open classes" qui sont ouvertes à tous ceux et celles qui veulent apprendre le français avec quelques étudiants inscrits auxquels je dois accorder une note. Tout se passe comme prévu, sauf que je remarque qu'un étudiant pianote sur son cellulaire. Tout le monde à un cellulaire ici, c'est ridiculement pas cher. Or, je ne perds pas mon sang-froid et je ramasse l'objet en question. Et oui, il a réussi à mettre un traducteur sur son appareil. Je le garde après le cours, et lui dit " Pourquoi tu as fait un truc pareil? Tu es le meilleur élève de mes classes." Une seule réponse : "Sorry" en boucle. Je sais que je suis un prof étranger, mais je ne suis pas stupide tout de même. Premier test de mes nerfs. Au moins, cet élève était vraiment excellent et il n'a pas eu le temps d'utiliser son téléphone longtemps.

Deuxième sorte de classe : les étudiants en langue. Les étudiants les plus chialeux que j'ai jamais entendu. Vraiment, je me demande si tous les chinois qui parlent bien l'anglais seraient aussi chialeux qu'eux. En fait, je me demande si tous les chinois sont chialeux. Il faut y penser, parce que si on est enfant unique avec deux set de grand-parents et un set de parent, ça fait six personnes à nos ordres du matin au soir. Ça fait pas des enfants trop compatissant, je pense. Anyway, je reviens dans le vif du sujet. Il y a deux filles assez proches, avec un cahiers de note pour deux. Je l'envoie d'un côté. Non, mais pourquoi pas un test de groupe avec note collective? Mais vers la fin je passe près de l'une d'elle et je vois qu'elle redonne une feuille de test à son amie. Je pète un plomb et commence à leur demander si elles font exprès de me mettre dans cette position délicate. Je fulmine et frappe mon bureau à l'avant de la classe. Le reste de la classe reste bouche bée et je dois vraiment continuer de me contenir pour ne pas exploser. Je dé-tes-te me faire prendre pour une nouille, surtout par une nouille de 18 ans. Je les garde après l'examen, les sermonne à mon goût. Celle qui a aidé s'excuse, mais l'autre reste avec un sourire candide qui me sidère. Je rentre chez moi avec des questions plein la tête. Suis-je trop gentil? Comment peut-on penser aussi bêtement tricher quand j'ai mentionner que je voulais couler personne, mais qu'un minimum d'effort était requis pour le cours? J'ai pense la couler. Pourquoi? Parce que j'ai dû couler un autre étudiant dans le cours. Celui-ci ne sait pas trois mots de français, alors ce n'est pas très juste de la faire passer. C'est la seule raison, pour moi ce serait équitable. Aussi, une des deux filles n'était pas officiellement étudiantes du cours. Alors j'en coulerais pas deux mais seulement une. J'ai reçu des messages textes sur mon téléphone toute la soirée avec des excuses et des implorations, mais j'ai un coeur de pierre. Surtout quand on me prend pour un con. Les chinois savent très bien c'est quoi tricher et je vois pas pourquoi je me gênerais pour faire ce que je ferais en temps normal.

Bon c'est tout. Il me reste une entrée sur mon petit voyage en campagne profonde. Mais en attendant voici quelques photos et une vidéo.
Une des nombreuses photos qui sont déjà sur facebook.
La mignonne fille du proprio.
Les couches Zidane non seulement prévient les fuites, mais améliore les coup de têtes! Élément nécessaire pour devenir un champion.





dimanche 4 janvier 2009

De mon absence jusitifée

Une semaine que je vous néglige cher amis et membres de famille! Voilà, je suis dans les examens, et je suis parti en voyage pendant trois jours au beau milieu de nulle part, j'ai donc un récit et des photos. Il y a donc d'autres entrées à venir parce que mes étudiants m'ont testés d'une manière tout simplement ridicule et j'ai dû gardé mon sang-froid pour ne pas leur apprendre les bonnes manières. Indice de ce qui s'en vient : tricher pendant l'examen. Ce sera croustillant, je vous le promets.

Bon, comment on passe la veille du Nouvel An ici? Bon, j'ai su lundi qu'il n'y avait pas de cours jeudi et vendredi. J'avais planifié un test pour la classe du vendredi, mon dernier d'ailleurs, mais aucun élève n'a pris le soin de me mentionner ce détail. D'autant plus que c'est la responsabilité du département des langues. On me l'avait dit : si tu demandes pas, tu n'auras pas de réponse. Manque de professionnalisme qui m'excède un peu, puisque j'aurais remis le test à une autre plage horaire. Je me retrouve avec 10 jours entre l'avant dernier test et le dernier. C'est pas la galère, je ne suis pas le seul.

La soirée a commencé avec un spectacle. Celui-ci avait été planifié par les étudiants et les profs en langue coréenne. Or, Ming Wei étant chinois, il est aussi professeur de langues coréennes. Nous y allons tous. Je n'y comprends rien bien sûr, mais on me dit que leur coréen se situe entre : pas mal et déficient. Néanmoins, quelques numéros sont réussi. Il faut dire que les chinois n'ont pas peur de faire se travestir pour faire de l'humour. Cela n'implique aucunement qu'ils sont gais. Même si pour l'occidental moyen, c'est très efféminé et absolument pas viril. Aussi, il y a eu un numéro de danse avec trois filles et un homme, sur une chanson très populaire en Corée. Les filles manquaient de fluidité et pataugeaient dans une mécanique corporelle qui suffisait au spectacle. Le gars par contre, dansait comme un fif. Désolé, c'est la seule équivalence qui me vient en tête, mais c'est le sens le plus respectueux du terme. Je ne voudrais pas me faire taxer d'homophobe. Il était vraiment génial et le public en redemandait. En parlant avec les asiatiques, je me rends compte que même si l'homosexualité est tabou et amène presque qu'au bannissement, les règles démarquant les hommes des femmes sont très poreuses. Probablement parce que l'écart physique entre les hommes et les femmes est très mince. Pas de barbe, pas de généreuse poitrine, la silhouette est pratiquement identique, les traits du visage aussi. C'est à méditer.

Pour ce qui est des festivités, nous avons été dans le bar le plus branché(dans le sens le plus en retard du mot, nous sommes en Chine reculée quand même) pour danser et boire. C'est 20 yuans pour de la Budweiser. Définitivement la meilleure bière que j'ai bu en Chine, même si c'est un agencement de produits chimiques malsain. Les Américains se sont commandé d'office une bouteille de whisky. Je suis resté sur la Bud 4% toute la soirée. Pas de shot, pas de fort, puisqu'ils ne se vendent qu'à la bouteille. On a ben du fun, on danse un peu. Ce qui m'a impressionné le plus, c'est bien la musique. De la bonne musique électronique avec un bon beat, assez pour pas que je n'aille pas besoin de me soûler pour me déhancher. On nous a remis deux billet à l'entrée pour le tirage. Des bières, deux calinours roses, et une superbe bouteille de Chivas(qui vaut au moins 700 yuans). La Coréenne est en charge. Et paf! on gagne! Elle se dirige vers le MC, en criant et gesticulant comme une participante de Price is Right. Elle obtient.... le nounours. Roger, l'américain, veut et exige cette bouteille de Chivas, au contenu si délicieux. Le tirage avance et paf! On gagne avec le deuxième billet. Elle se dirige vers le MC, en criant et gesticulant comme une fan finie des Backstreet boys. Eh oui, mesdames et messieurs, nous avons la bouteille de Chivas. In-croy-able. Vraiment de la chance de débutant, nous avons gagné 2 prix sur 5, dont le plus convoité. Je vais m'en rappeler longtemps de celle-là.

Beaucoup de plaisir et de souvenirs. Je vais mettre des photos sur facebook bientôt.

Photos : Parviz, un Stan boy. Une qui démontre sa ressemblance avec Bibi, et l'autre qui pointe son dégat. Il m'a renversé du vin sur la tête qui m'a coulé sur l'épaule, qui portait un estie de beau chandail.