dimanche 4 janvier 2009

De mon absence jusitifée

Une semaine que je vous néglige cher amis et membres de famille! Voilà, je suis dans les examens, et je suis parti en voyage pendant trois jours au beau milieu de nulle part, j'ai donc un récit et des photos. Il y a donc d'autres entrées à venir parce que mes étudiants m'ont testés d'une manière tout simplement ridicule et j'ai dû gardé mon sang-froid pour ne pas leur apprendre les bonnes manières. Indice de ce qui s'en vient : tricher pendant l'examen. Ce sera croustillant, je vous le promets.

Bon, comment on passe la veille du Nouvel An ici? Bon, j'ai su lundi qu'il n'y avait pas de cours jeudi et vendredi. J'avais planifié un test pour la classe du vendredi, mon dernier d'ailleurs, mais aucun élève n'a pris le soin de me mentionner ce détail. D'autant plus que c'est la responsabilité du département des langues. On me l'avait dit : si tu demandes pas, tu n'auras pas de réponse. Manque de professionnalisme qui m'excède un peu, puisque j'aurais remis le test à une autre plage horaire. Je me retrouve avec 10 jours entre l'avant dernier test et le dernier. C'est pas la galère, je ne suis pas le seul.

La soirée a commencé avec un spectacle. Celui-ci avait été planifié par les étudiants et les profs en langue coréenne. Or, Ming Wei étant chinois, il est aussi professeur de langues coréennes. Nous y allons tous. Je n'y comprends rien bien sûr, mais on me dit que leur coréen se situe entre : pas mal et déficient. Néanmoins, quelques numéros sont réussi. Il faut dire que les chinois n'ont pas peur de faire se travestir pour faire de l'humour. Cela n'implique aucunement qu'ils sont gais. Même si pour l'occidental moyen, c'est très efféminé et absolument pas viril. Aussi, il y a eu un numéro de danse avec trois filles et un homme, sur une chanson très populaire en Corée. Les filles manquaient de fluidité et pataugeaient dans une mécanique corporelle qui suffisait au spectacle. Le gars par contre, dansait comme un fif. Désolé, c'est la seule équivalence qui me vient en tête, mais c'est le sens le plus respectueux du terme. Je ne voudrais pas me faire taxer d'homophobe. Il était vraiment génial et le public en redemandait. En parlant avec les asiatiques, je me rends compte que même si l'homosexualité est tabou et amène presque qu'au bannissement, les règles démarquant les hommes des femmes sont très poreuses. Probablement parce que l'écart physique entre les hommes et les femmes est très mince. Pas de barbe, pas de généreuse poitrine, la silhouette est pratiquement identique, les traits du visage aussi. C'est à méditer.

Pour ce qui est des festivités, nous avons été dans le bar le plus branché(dans le sens le plus en retard du mot, nous sommes en Chine reculée quand même) pour danser et boire. C'est 20 yuans pour de la Budweiser. Définitivement la meilleure bière que j'ai bu en Chine, même si c'est un agencement de produits chimiques malsain. Les Américains se sont commandé d'office une bouteille de whisky. Je suis resté sur la Bud 4% toute la soirée. Pas de shot, pas de fort, puisqu'ils ne se vendent qu'à la bouteille. On a ben du fun, on danse un peu. Ce qui m'a impressionné le plus, c'est bien la musique. De la bonne musique électronique avec un bon beat, assez pour pas que je n'aille pas besoin de me soûler pour me déhancher. On nous a remis deux billet à l'entrée pour le tirage. Des bières, deux calinours roses, et une superbe bouteille de Chivas(qui vaut au moins 700 yuans). La Coréenne est en charge. Et paf! on gagne! Elle se dirige vers le MC, en criant et gesticulant comme une participante de Price is Right. Elle obtient.... le nounours. Roger, l'américain, veut et exige cette bouteille de Chivas, au contenu si délicieux. Le tirage avance et paf! On gagne avec le deuxième billet. Elle se dirige vers le MC, en criant et gesticulant comme une fan finie des Backstreet boys. Eh oui, mesdames et messieurs, nous avons la bouteille de Chivas. In-croy-able. Vraiment de la chance de débutant, nous avons gagné 2 prix sur 5, dont le plus convoité. Je vais m'en rappeler longtemps de celle-là.

Beaucoup de plaisir et de souvenirs. Je vais mettre des photos sur facebook bientôt.

Photos : Parviz, un Stan boy. Une qui démontre sa ressemblance avec Bibi, et l'autre qui pointe son dégat. Il m'a renversé du vin sur la tête qui m'a coulé sur l'épaule, qui portait un estie de beau chandail.


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